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Fonderie de Belledune : le projet de modernisation est annulé selon la direction

Certains sont devant la fonderie Brunswick.

Les employés de la fonderie de Belledune sont en arrêt de travail depuis le 24 avril.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Un important chantier de remise à neuf à la fonderie de Belledune, dans le nord du Nouveau-Brunswick, a été mis sur la glace. Les dirigeants affirment que le conflit de travail à la fonderie a eu raison du projet.

Le projet de modernisation de 64 millions de dollars devait se dérouler en trois phases. La première est terminée. Les deuxième et troisième, d’une valeur de 40 millions de dollars, sont annulées, selon le chef des communications de Glencore, la multinationale qui exploite la fonderie de plomb-argent.

Lorsque vous avez un site comme celui-ci qui est frappé par une grève, il est difficile pour la direction de gérer un projet important sur place. Ce serait insensé de poursuivre le projet dans ces conditions, a affirmé Alexis Segal.

Une simple tactique selon le syndicat

Le représentant syndical Bart Dempsey n’est toutefois pas convaincu que l’entreprise a réellement abandonné le projet.

Je pense que c’est une simple tactique de la part de ce gestionnaire. Il nous dit, essentiellement : "Acceptez ce que l’on vous offre ou nous allons annuler le projet."

L’entreprise n’a d’ailleurs pas exclu de relancer le projet lorsque le conflit de travail avec ses employés sera résolu.

Nous devrons aller voir nos investisseurs et leur demander s’ils sont toujours prêts à dépenser 40 millions de dollars sur une fonderie qui a été frappée par une grève qui a duré des mois. Rien n’est garanti en ce monde!

Les plus de 280 employés syndiqués sont en arrêt de travail depuis le 24 avril. Leur dernier contrat a expiré en février 2019.

Les deux parties ne s’entendent pas sur la nature du conflit de travail. La direction affirme que les employés sont en grève, alors que ceux-ci estiment avoir été mis en lock-out, parce qu’ils ont été renvoyés à la maison après que leur syndicat eut donné un avis de grève de 72 heures.

Il reste quatre points en litige, selon le syndicat. Entre autres, il tient à ce que les postes de président du syndicat et de responsables de la sécurité demeurent rémunérés, et à ce que les travailleurs aient droit à une retraite anticipée après 32 ans de service.

La direction affirme qu’elle doit faire des changements parce qu’un fléchissement des prix du plomb a fait fondre les profits à l’usine de Belledune.

Avec les renseignements de Shane Magee, CBC

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