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Toujours aucune licence de production de cannabis en Abitibi-Témiscamingue

Des feuilles d'un plant de cannabis dans une serre

Il n'est pas facile pour les petits entrepreneurs d'obtenir une licence de Santé Canada pour produire du cannabis. (archives)

Photo : Radio-Canada / La semaine verte

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Selon Santé Canada, aucune entreprise de l'Abitibi-Témiscamingue n'a encore obtenu de licence pour produire du cannabis. Les 14 licences qui ont été octroyées au Québec jusqu'ici l'ont été à des entreprises basées dans de grands centres comme Gatineau, Québec ou la grande région métropolitaine de Montréal.

Les entreprises voulant produire du cannabis sont de plus en plus nombreuses, spécialement depuis la légalisation du cannabis à usage récréatif. Dans la région, au moins deux entreprises ont déjà entamé des démarches afin de se lancer dans la production du cannabis.

L'exercice est toutefois assez périlleux, spécialement depuis les changements apportés par Santé Canada pour les demandes de licences en mai dernier.

Avant même d'espérer avoir une licence de production, il y a des critères bien établis à respecter. Il faut notamment que les demandeurs « aient un site pleinement construit qui respecte les exigences du Règlement sur le cannabis au moment où ils présentent leur demande », peut-on lire sur le site de Santé Canada.

Cette norme complique alors le financement, explique le président de Cannabis Abitibi, Maxime Bégin, qui dirige une entreprise basée à Ste-Germaine-Boulé.

Ça rend le travail encore plus difficile, car le nerf de la guerre, c'est le financement.

Maxime Bégin, président de Cannabis Abitibi

Il y a beaucoup de défis dans l'obtention d'une licence et dans le démarrage d'une entreprise comme ça, mais un nouveau règlement comme ça, ça rend les investisseurs un peu plus inquiets, soutient Maxime Bégin.

Les investisseurs doivent investir avant même de savoir s'ils auront la licence. C'est difficile pour les investisseurs, mais aussi pour nous les entrepreneurs. Ça nous prend un bâtiment qui répond aux standards de qualité, ajoute-t-il.

Heureusement pour Cannabis Abitibi, la direction de l'entreprise était déjà avancée dans le processus lorsque les nouvelles règles ont été mises en place. On avait un numéro de dossier, on était déjà rendu à la dernière étape avant la licence de production, complète celui qui continue d’œuvrer au sein de sa ferme bovine à Ste-Germaine-Boulé entre-temps.

Deux licences différentes

Maxime Bégin précise également qu'il faut plus d'une licence pour opérer une production de cannabis, qu'elle soit à vocation médicinale ou récréative.

On va envoyer des photos et des vidéos de notre bâtiment à Santé Canada afin d'obtenir notre licence de production et par la suite, on va pouvoir produire des échantillons. Ils pourront être analysés par des laboratoires indépendants et on va soumettre le tout à Santé Canada qui saura approuver notre production. Si tout est selon les normes, on pourra obtenir notre licence de vente qui permettra de boucler la boucle du processus d'obtention de licences, détaille M. Bégin, qui ajoute qu'aucune certitude d'obtenir un permis n'est garantie malgré tout.

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