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  • Archives
  • Le tintamarre rappelle au monde l’existence des Acadiens

    Un garçon fait tourner une crécelle lors du tintamarre du 10 août 1955 à Moncton.

    Le tintamarre est en Acadie une tradition depuis 1955.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    C’est devenu une tradition. Chaque année, en août, les Acadiens rappellent qu'ils ont survécu et même prospéré. Des reportages de Radio-Canada ont souligné au cours des ans cette célébration.

    Le tintamarre, c’est de laisser savoir au monde qu’on est ici et qu’on a survécu.

    Une participante au défilé du tintamarre

    Le tintamarre, c’est pour dire qu’on est là, et qu’on est là pour longtemps.

    Une participante au défilé du tintamarre

    Un peuple qui a survécu

    Ces phrases ont été prononcées par deux femmes qui marchaient lors du tintamarre célébré le 15 août 1996.

    L'Acadie enchante, 18 août 1996

    Ce défilé du tintamarre, qui coïncide avec la Fête nationale des Acadiens, est immortalisé par un reportage de l’émission L’Acadie enchante présentée le 18 août 1996.

    Vous vous demandez peut-être ce qu’est au juste un tintamarre?

    Le terme, qui signifie en vieux français « sons discordants », vise à faire marcher la communauté en créant beaucoup de bruit. 

    Le but est de rappeler aux autres la présence et l’existence des Acadiens malgré la Déportation de 1755 qui voulait leur anéantissement.

    En août 1955, l’archevêque de Moncton, Monseigneur Norbert Robichaud, désire souligner de manière particulière le 200e anniversaire de cette déportation.

    Il convie ses ouailles à organiser un tintamarre.

    Le premier tintamarre a donc lieu sous l'impulsion de l’Église catholique acadienne.

    Il y aurait eu 5000 participants. Il n’est célébré alors qu’à Moncton.

    L’événement est couvert en direct par une émission de la télévision de Radio-Canada qu’anime René Lévesque depuis Moncton.

    Montage d'archives sur le tintamarre de 1955

    Un montage de nos archives nous montre ce premier tintamarre qui, le 10 août 1955, commémore le bicentenaire de la déportation des Acadiens.

    Le journaliste René Lévesque décrit ce tintamarre qui « n’est pas qu’une simple survivance, mais la vie tout court qui éclate ».

    René Lévesque poursuit la couverture en soulignant que ce ne sont pas seulement les Acadiens du Nouveau-Brunswick qui célèbrent à Moncton.

    Il y a aussi des Acadiens de la Nouvelle-Angleterre, de la Louisiane et même… de France. Un peu étonné, René Lévesque s’en entretient avec Gabriel Raymond.

    Ce dernier lui confirme que des Acadiens exilés se sont établis en Bretagne et au Poitou et qu’ils se souviennent encore de leurs origines.

    René Lévesque s’entretient aussi avec un sénateur de la Louisiane et avec madame Hamilton qui est la vice-présidente des Fêtes du bicentenaire acadien en Louisiane.

    On apprend qu’un demi-million d’Acadiens habitent alors la Louisiane. Ils peuplent surtout le sud-ouest de l’État américain dans le diocèse de Lafayette.

    Si la langue française est en perte de vitesse en Louisiane, commente Mme Hamilton, un effet de mode aide la langue de Molière à reprendre de la vigueur chez les jeunes.

    Le tintamarre s’entend dans toute l’Acadie... et ailleurs

    C’est le 15 août 1979 que se déroule le deuxième tintamarre à l’occasion du 375e anniversaire de la fondation de l’Acadie.

    Celui-ci est organisé par la Société des Acadiens et des Acadiennes du Nouveau-Brunswick.

    S’il y a des tintamarres un peu partout dans la province, le plus important se déroule cette année-là à Caraquet.

    En 2009, la tradition de faire du bruit lors de la Fête nationale des Acadiens a 30 ans et est solidement établie.

    Téléjournal, 16 août 2009

    Un reportage du journaliste Ricky Landry présenté au Téléjournal le 16 août 2009 et qu'anime Christine Fournier nous apprend que 50 000 personnes défilent dans les rues de Caraquet en faisant un boucan d’enfer.

    La fête dure jusqu’au petit matin.

    Tôt le 16 août, le journaliste Ricky Landry constate que la ville a un sérieux besoin d’être nettoyée.

    Beaucoup d'Acadiens — dont la chanteuse Lisa LeBlanc que peu de gens connaissent alors — ont pour leur part un sérieux besoin d’une tasse de café bien fort!

    Ce n’est pas uniquement au Nouveau-Brunswick que des tintamarres sont de nos jours célébrés.

    Des tintamarres ont lieu par exemple en Louisiane.

    Il y en a un aussi à Saint-Aubin-sur-Mer, dans le département français du Calvados.

    Celui-ci commémore la contribution des soldats acadiens durant le débarquement de Normandie pendant la Deuxième Guerre mondiale.

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