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Vous savez comment nettoyer l’espace? Le ministère de la Défense veut vous entendre

Une esquisse des débris spatiaux qui entourent la planète.

La NASA traque des dizaines de milliers d'objets qui orbitent autour de la Terre (archives).

Photo : NASA

Radio-Canada

Le ministère de la Défense nationale et les Forces armées canadiennes demandent à des scientifiques et à des ingénieurs de développer une solution viable et économique pour nettoyer l’orbite de la Terre de dizaines de milliers de débris spatiaux.

Si les corps célestes – comme les astéroïdes et les comètes – sont considérés comme des débris, de nombreux objets d’origine terrienne polluent l’espace. On y retrouve notamment des satellites hors d’usage et des fragments qui subsistent après la désintégration de ceux-ci, notamment des vis et des éclats de peinture.

En janvier dernier, des chercheurs estimaient que quelque 34 000 débris d’un diamètre de plus de 10 centimètres flottaient dans notre voisinage spatial.

Ces objets font le tour de la Terre à une vitesse de 28 000 km/h à 30 000 km/h. Une collision entre la station spatiale internationale et une simple vis pourrait causer de sérieux dommages, affirme l’astrophysicien Jesse Rogerson, conseiller au Musée canadien de l’aviation et de l’espace.

Aucune solution efficace pour l'instant

La Défense nationale précise dans sa demande de propositions qu'il n’y a aucune opération en cours pour réduire les risques liés aux débris spatiaux. De plus, les prototypes développés jusqu'à présent sont inefficaces.

L’an dernier, des chercheurs ont testé un satellite qui peut approcher un débris, le harponner et s'en emparer afin de le retirer de l'orbite, rapporte M. Rogerson. Sur papier, ça a l’air bien : on prend un morceau et on le ramène, dit-il.

L'astrophysicien pose pour la caméra à l'extérieur de l'édifice de Radio-Canada à Ottawa.

L'astrophysicien Jesse Rogerson pense que le ministère de la Défense nationale recevra un nombre élevé de propositions.

Photo : Radio-Canada / Andrew Foote

Toutefois, la méthode ne peut pas facilement être déployée à grande échelle. Si vous souhaitez retirer des centaines de milliers, voire des millions d’objets, il faut faire mieux, soutient M. Rogerson.

Appel aux scientifiques

La Défense nationale recherche donc des concepts innovateurs qui lui permettront de traquer les petits débris et de retirer de l’orbite des objets de différentes tailles. Les propositions sont acceptées jusqu’au 9 septembre.

Par ailleurs, des scientifiques élaborent des méthodes pour réduire la quantité d’objets d’origine humaine mis en orbite lors des lancements de fusées et de satellites.

Il faut qu’il y ait moins d’objets qui s'échappent des appareils et il faut aussi développer des méthodes pour retirer les satellites en orbite lorsqu’ils deviennent hors d’usage, souligne Jesse Rogerson.

D'après les informations de CBC

Ottawa-Gatineau

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