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Véronique Hivon ne briguera pas la direction du PQ

La députée péquiste Véronique Hivon.

La députée péquiste Véronique Hivon

Photo : La Presse canadienne

Radio-Canada

La députée péquiste Véronique Hivon a indiqué mardi qu'elle ne briguerait pas la direction du Parti québécois, invoquant des circonstances familiales nécessitant une plus grande présence.

Après en avoir fait l'annonce mardi sur sa page Facebook, la députée de Joliette a expliqué sa décision au cours d'un point de presse, faisant référence à des défis particuliers au plan personnel et familial et le besoin de préserver le bien-être de [ses] proches.

Comme vous pouvez vous en douter, ce n'est pas qu'il y avait un manque d'intérêt, loin de là, pour un nouveau défi et pour le poste de chef du Parti québécois. Mais il arrive dans la vie – dans la vie tout court, qui doit coexister avec la vie politique – que les conditions ne sont tout simplement pas réunies pour qu'on puisse ajouter un niveau d'une telle intensité, a-t-elle déclaré. Se refusant à donner des détails, elle a précisé que la situation n'allait pas changer dans trois jours ou dans trois semaines.

J'ai le sentiment que, depuis que je suis en politique, c'est le moment où ma famille a le plus besoin de moi et où j'ai le plus besoin d'être là pour ma famille.

Véronique Hivon

C'est une décision qui s'est imposée tout simplement et avec laquelle je suis très, très sereine, a-t-elle affirmé, disant vouloir donner l'heure juste à ses collègues et aux militants. Vu que les choses sont très claires, que la porte se ferme, je veux le dire dès maintenant.

L'ancienne ministre, qui a été vice-chef lors de la dernière campagne électorale, a cependant ajouté qu'elle ne voulait pas envoyer le message que la conciliation politique et vie de famille, ce n'est pas possible.

Une détermination à faire la souveraineté intacte

Je vais continuer à contribuer au meilleur de ce que je peux, a-t-elle assuré, précisant à la demande d'un journaliste que sa décision n'avait pas été motivée par la peur de perdre ni par la crainte des défis. Le fait que le parti n’a rien à perdre lui donne une liberté, a-t-elle soutenu.

Véronique Hivon a soutenu que son engagement et sa confiance envers la souveraineté demeuraient intacts, précisant qu'elle avait l'intention de se porter candidate dans sa circonscription lors des élections de 2022.

Je suis convaincue que la vie politique peut changer rapidement et que c'est possible si au Parti québécois on se donne la peine de faire tout le travail qui s'impose et de regarder sérieusement ce qu'on doit faire pour se reconnecter, puis surtout reconnecter le projet d'indépendance avec la population du Québec.

Elle s'est dite convaincue de l'importance de tenir le congrès extraordinaire, au cours duquel seront discutés le programme ainsi que les statuts et règlements de la formation, en novembre prochain, avant de choisir le chef de la formation. Je ne crois pas, je ne croirai jamais dans la théorie du sauveur, a-t-elle lancé.

La course à la direction devrait se dérouler en 2020.

Véronique Hivon s'était présentée à la course à la direction du PQ, en mai 2016, après le départ de Pierre Karl Péladeau. Elle avait toutefois jeté l'éponge, trois mois plus tard, pour des raisons de santé.

Le chef intérimaire du parti, Pascal Bérubé, a reconnu sur Twitter que sa collègue avait pris une décision difficile, motivée par des motifs familiaux.

Nous comprenons sa décision. Nous pouvons toutefois continuer de compter sur elle dans notre caucus et au Parti québécois pour la suite, a-t-il ajouté.

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