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Les plastiques agricoles s’accumulent dans l’Est-du-Québec

Des balles de foin entourées de plastique blanc, dans un champ.

La gestion du plastique entourant ces balles de foin doit être repensée, l'exportation vers les pays asiatiques devenant plus difficile.

Photo : Radio-Canada

Miriane Demers-Lemay
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Chaque année, 11 000 tonnes de plastiques agricoles seraient générées sur les fermes du Québec, estime Recyc-Québec. Mais depuis la fermeture des marchés asiatiques, ces plastiques s’accumulent chez les entreprises récupérant les matières résiduelles.

Sur les fermes, plusieurs producteurs utilisent des plastiques souples pour enrober les balles de foin.

Un producteur agricole qui a choisi d’enrober ses balles rondes, c’est 2000 balles rondes, ça prend 40 ou 45 rouleaux de plastique souple, calcule le président de l’Union des producteurs agricoles (UPA) du Bas-Saint-Laurent, Gilbert Marquis.

C’est un plastique qui allait à l’étranger, avec l’arrêt que la Chine a fait, on se retrouve avec des ballots de plastique souple très présents chez Bouffard, Gaudreau et Cie, ceux qui desservent ce plastique-là, observe Solange Morneau, directrice par intérim de Co-éco, à Sainte-Anne-de-La-Pocatière.

Recyc-Québec a été sensibilisé à cette difficulté-là qui touche beaucoup l’Est-du-Québec et a demandé deux études pour les régions où on retrouve ce plastique, poursuit-elle. Elle ajoute que Recyc-Québec a déjà pris comme exemple des initiatives de recyclage du Bas-Saint-Laurent, où certains producteurs des MRC de Kamouraska et des Basques, par exemple, remettent des plastiques « propres » admissibles au recyclage.

Par contre, ce recyclage amène des coûts pour les producteurs, qui ne reçoivent pas de compensation financière.

Il faut s’asseoir tous ensemble, les MRC, les maires, les députés de région, pour trouver des solutions qui vont perdurer dans le temps, mais il ne faut pas refiler la facture à nos producteurs agricoles, soutient Gilbert Marquis.

Recyc-Québec doit remettre un deuxième rapport sur l’état de la situation cet automne.

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