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Caisse de dépôt : un rendement de 6,1 % pour les six premiers mois de 2019

Le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia, a déclaré que « nous vivons une époque de montagnes russes » au niveau des marchés financiers.

Photo : La Presse canadienne / Ryan Remiorz

Radio-Canada

La Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) a dévoilé lundi ses résultats financiers pour le premier semestre de 2019; le bas de laine des Québécois affiche un rendement de 6,1 % pour les six premiers mois de l'année.

Ce rendement est certes positif, mais il demeure en deçà de l'indice de référence de la Caisse, qui s'élève à 7,5 %.

La CDPQ a généré plus de 18 milliards de dollars en placements nets en six mois, portant son actif net à 326,7 milliards de dollars en date du 30 juin 2019.

Il s’agit d’un gain de 17,2 milliards de dollars par rapport aux 309,5 milliards de dollars enregistrés au 31 décembre 2018, une hausse attribuable à des « résultats de placements nets de 18,4 milliards de dollars et des retraits nets des déposants de 1,2 milliard de dollars ».

L'institution québécoise affiche un rendement annualisé de 8,3 % sur cinq ans, un résultat supérieur à celui de son portefeuille de référence qui, lui, se situe à 7,2 %. Cela représente une valeur ajoutée de 12,6 milliards de dollars.

« Nous vivons une époque de montagnes russes » au niveau des marchés, a indiqué le président et chef de la direction de la Caisse, Michael Sabia.

Il a expliqué que les marchés avaient été peu performants dans la deuxième portion de 2018 en raison d’un resserrement attendu des politiques monétaires par la Réserve fédérale américaine (Fed).

Cependant, souligne-t-il, la Fed a plutôt adopté des politiques plus accommodantes au mois de décembre 2018, entraînant les marchés vers le haut en janvier 2019.

Cela reflète la codépendance grandissante entre la banque centrale américaine et les marchés : une relation où chacun s’appuie de plus en plus sur l’autre et où l’on perd parfois de vue les conditions économiques réelles et les changements structurels profonds en cours dans l’économie mondiale, a-t-il déclaré par voie de communiqué.

Stratégie de résilience

Michael Sabia affirme que la Caisse va poursuivre sa stratégie de résilience en étant sélective dans ses investissements.

Le président dit garder le cap. L’objectif est inchangé : bâtir un portefeuille tout-terrain, un portefeuille résilient, pas à toute épreuve parce que cela n’existe pas, mais capable de traverser les hauts et les bas.

Cette résilience nous a bien servis l’an dernier, alors que les marchés s’effondraient et elle continue de produire des résultats alignés sur les besoins de nos déposants au premier semestre 2019.

Michael Sabia, président et chef de la direction de la Caisse

La Caisse déclare que le virage entrepris il y a quelques années est profitable pour la société.

Les orientations stratégiques mises en oeuvre par la Caisse ces dernières années contribuent toutes à la performance sur cinq ans. L’exposition accrue aux marchés mondiaux est profitable, tout comme l’augmentation des investissements dans les actifs réels et le secteur du crédit, écrit-elle.

Le dossier SNC-Lavalin

Deux semaines après avoir critiqué la stratégie de restructuration de SNC-Lavalin – dont elle est le plus important investisseur – la CDPQ semble toujours méfiante envers son conseil d’administration actuel, dont la confiance a été ébranlée.

Le grand patron de la Caisse presse la direction de la firme d’agir rapidement pour améliorer sa qualité d'exécution et accroître son rendement.

De son côté, le ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec, Pierre Fitzgibbon, s'est dit satisfait et il estime que la Caisse a rempli sa mission à la lumière des résultats rendus publics lundi matin.

Je pense qu’ils [les dirigeants] ont pu, selon moi, depuis plusieurs années, concilier cette double vocation de faire des rendements pour les déposants et en même temps s’assurer que le Québec puisse profiter de ce véhicule intéressant de capital, a-t-il commenté.

Je pense qu’on a vu une implication accrue [de la Caisse] pour soutenir nos entreprises québécoises tout en ayant une performance très respectable par rapport aux indices.

Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation du Québec

Quelques réalisations de la Caisse

Au chapitre des réalisations notables, la CDPQ a acquis une participation de 30 % dans la société Vertical Bridge, qui est le plus important propriétaire privé d’infrastructures de télécommunications aux États-Unis. De plus, elle a fait l’achat d’une participation de 45 % dans deux ports au Chili.

Le bras immobilier de la Caisse, Ivanhoé Cambridge, a fait l’acquisition de la société IDI Logistics, un important gestionnaire d’immobilier logistique aux États-Unis, pour un investissement total de 4,6 milliards de dollars.

Au Québec, la CDPQ a procédé à des investissements frôlant les 300 millions de dollars dans des entreprises de la « nouvelle économie » comme AlayaCare, iNovia Capital, AddÉnergie, Metro Logistique et TrackTik.

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