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Un mémorable 35e Festival Innu Nikamu

Un public debout assiste à un spectacle

Des Autochtones et des non-Autochtones de partout au Québec ont convergé vers Mani-Utenam.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Encore une fois cette année, le Festival Innu Nikamu de Mani-Utenam s'est fait trait d'union entre les communautés et les différents styles musicaux.

Le rideau tombera dimanche soir sur le 35e Festival Innu Nikamu, près de Sept-Îles.

Les organisateurs feront un bilan plus exhaustif dans les prochains jours, mais les premières constatations sont très encourageantes.

C’est positif absolument, c'est évident, on a juste à regarder le nombre de personnes qui sont venues. Les gens ne proviennent pas juste de la communauté de Uashat-Maliotenam, dit Denis Vachon, porte-parole du Festival Innu Nikamu.

Un homme en entrevue dans un shaputuan.

Denis Vachon, porte parole du Festival Innu Nikamu.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

En effet, des Autochtones et des non-Autochtones de partout au Québec ont convergé vers Mani-Utenam pour cette grande célébration de la culture innue et de la rencontre entre les communautés.

C'est quelque chose qui nous rapproche aussi entre les Innus et de plus en plus je vois des Québécois qui viennent ici et je le dis, c'est un rapprochement entre Innus et Québécois aussi, se réjouit Isabelle Lalo, venue d’Unamen Shipu, en Basse-Côte-Nord.

Une femme en entrevue

Isabelle Lalo

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Cela fait longtemps que je ne suis pas venue. Le festival était vraiment super, on a bien aimé les chanteurs, même les drummers, même les activités pour les enfants aussi, explique de son côté Nancy Papatie, qui s’est déplacée de la communauté Anishnabe de Lac-Simon, en Abitibi, pour l’événement.

Une femme en entrevue.

Nancy Papatie

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Les grands moments

Le spectacle du mythique groupe Kashtin, formé de Florent Vollant et de Claude McKenzie, vendredi soir, a été un moment fort du festival.

La réunion du groupe Kashtin a été très appréciée d'ailleurs et il y avait, je vous dirais sans vous mentir, une marée noire de gens tellement qu'il y avait du monde, illustre Denis Vachon.

Un autre moment particulièrement significatif a été la projection, dimanche matin, du documentaire Innu Nikamu : chanter la résistance, qui porte justement sur le festival.

Un homme en entrevue.

Le réalisateur Kevin Bacon-Hervieux.

Photo : Radio-Canada / Marc-Antoine Mageau

Environ un an et demi après la première mondiale du documentaire, c’était sa première diffusion à Mani-Utenam, sur le site du festival qui l’a inspiré.

Je crois que de le faire sur le site, c’était encore davantage spécial puisque c’était pratiquement interactif, les gens étaient là puis les gens se tournaient : le pensionnat était là, puis la scène était là avant. Les gens étaient ici présents et pouvaient le vivre sur place. C’était vraiment spécial et exceptionnel comme projection, c’était une de mes plus belles projections, explique le réalisateur du documentaire Kevin Bacon-Hervieux, également directeur artistique du festival.

La fête n'est toutefois pas terminée : elle se poursuit dimanche soir notamment avec les spectacles du groupe anishnabé Digging Roots et de la chanteuse québécoise Pascale Picard.

Avec les informations de François Robert

Côte-Nord

Spectacles