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Étudiants saoudiens : les difficultés de ceux qui sont restés au Canada

Un homme vu de dos, portant un sac à dos, marchant dans un campus universitaire.

Plus de 8000 étudiants saoudiens au Canada bénéficiaient d'une bourse d'études du gouvernement saoudien.

Photo : Getty Images / PeopleImages

Freddy Mata

Un an après la décision de Riyad de rappeler les étudiants internationaux saoudiens au pays à la suite de sa querelle avec Ottawa, des centaines d’entre eux ont tout de même préféré rester au Canada. Ils éprouvent toutefois des difficultés pour poursuivre leurs études postsecondaires.

Selon la Fédération canadienne des étudiantes et étudiants (FCEE), le coût élevé des frais d’études dans les universités canadiennes est le principal obstacle auquel doit faire face la majorité des étudiants saoudiens restés au Canada.

Entre janvier et mai cette année, le Canada a délivré trois fois moins de permis d’études aux Saoudiens, comparativement à la même période en 2018.

Si plusieurs milliers d’étudiants ont été relocalisés vers d’autres pays depuis l’an dernier, quelques centaines sont restés au Canada et peinent à payer les frais de scolarité, a déclaré Rizki Rachiq, le porte-parole francophone national de la FCEE.

Ils ne touchent plus les bourses d’études qui étaient accordées par le gouvernement saoudien.

Rester et en payer le prix

Les étudiants qui sont restés ont décidé de laisser tomber l’appui du gouvernement saoudien et se sont orientés vers des solutions financières, dont la dette étudiante ainsi que l’appui de la famille, dit Rizki Rachiq.

On les aide à trouver des moyens pour payer le loyer, les frais de scolarité et l’achat des livres.

Rizki Rachiq, Fédération canadienne des étudiantes et étudiants

Toutefois, les critères d'admissibilité à des bourses et des subventions sont très spécifiques et la plupart sont seulement mis à la disposition des étudiants canadiens, déplore le porte-parole.

Les autorités saoudiennes avaient demandé en août dernier à leurs ressortissants boursiers au Canada de regagner leur pays. Riyad manifestait son mécontentement après un appel du Canada à la libération de militants arrêtés en Arabie saoudite.

Dans leur demande de permis d’étude au Canada, les Saoudiens doivent désormais présenter une preuve de fonds qui n’inclut pas une bourse du royaume d’Arabie saoudite.

L’Université de Toronto compte 42 étudiants saoudiens cette année comparativement à 65 en 2018, indique sa porte-parole, Elizabeth Church. Elle ajoute que l’institution poursuit son programme en faveur des résidents en médecine.

L'Université de Toronto travaille également avec des partenaires hospitaliers afin d'offrir une formation clinique aux résidents en médecine et aux boursiers de l'Arabie saoudite, dit-elle.

L’Arabie saoudite a maintenu son appui pour tous les stagiaires en médecine, notamment les médecins, les dentistes et les infirmiers, y compris les personnes à charge.

À l’Université de Regina, en Saskatchewan, où le nombre d’étudiants saoudiens a considérablement baissé cette année, leur départ laisse un trou culturel dans le tissu de notre communauté, regrette la chargée des affaires publiques de l’établissement, Evett Dorma.

Pour la session d’hiver 2019, l’Université de Regina a reçu 66 étudiants de l’Arabie Saoudite par rapport à 152 en 2018.

Les Universités de York, Laurentienne, d’Ottawa et de Waterloo n’ont pas répondu à nos demandes d’entrevues. Il en est de même de l’Association des étudiants saoudiens du Canada.

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