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« Je me suis toujours perçue comme une interprète » – Natasha Kanapé Fontaine

L'artiste innue Natasha Kanapé Fontaine

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

La projection d’un documentaire sur l’artiste multidisciplinaire innue Natasha Kanapé Fontaine ouvrira le 29e festival Présence autochtone, à Montréal, cette semaine. Pour l’occasion, Louis-Philippe Ouimet l’a rencontrée pour discuter de son art, mais aussi de son rôle de militante autochtone.

« Je me suis toujours perçue comme une interprète », affirme la jeune femme originaire de Pessamit, sur la Côte-Nord. « Je veux toujours savoir exprimer ce que le peuple pense et ce que le peuple ressent. »

Révélée au grand public québécois d’abord pour son rôle dans la très populaire série Unité 9, celle qui se considère avant tout comme une poétesse dit vouloir utiliser tous les moyens d’expression à sa disposition pour vivre et exprimer son identité innue, sans entraves.

« Parfois, je prends la liberté de m’exprimer sur moi, mais souvent, quand j’écris, ce n’est pas seulement pour moi, c’est pour la collectivité, et je pense que c’est là le rôle du poète. »

Natasha Kanapé Fontaine croit que les artistes autochtones doivent prendre la place qu’on leur a refusée depuis des lustres. Elle se réjouit du fait que des événements, comme le festival Présence autochtone, leur permettent de briller.

« On a vécu beaucoup de censure à travers les siècles et ces dernières décennies. Beaucoup de privation de notre propre expression. [...] Aujourd’hui, je pense que tous les artistes doivent en profiter. On ne sait jamais ce qui va arriver demain, donc on va prendre la place. »

Le film Nin e tepueian (Mon cri), du réalisateur Santiago Bertolino, dresse le portrait de Natasha Kanapé Fontaine. Sa première aura lieu le 6 août à 19 h à la Grande Bibliothèque, à Montréal.

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