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Venezuela : le dialogue se poursuit pour trouver une solution « constitutionnelle »

Un homme brandit un drapeau du Venezuela sur une route. Derrière lui, un camion brûlé est abandonné au centre de la voie.

Le Canada garde espoir que la diplomatie réglera la crise au Venezuela.

Photo : Getty Images / Raul Arboleda

Agence France-Presse

Les délégués du président vénézuélien Nicolas Maduro et de l'opposant Juan Guaido s'engagent à trouver une solution « constitutionnelle » à la crise vénézuélienne, a déclaré vendredi le gouvernement norvégien, qui fait office de médiateur, après une nouvelle session de discussions à la Barbade.

Dans son communiqué, le ministère norvégien des Affaires étrangères a souligné que la plateforme de dialogue mise en place sur cette île des Caraïbes travaillait de manière continue et avec diligence, sans préciser la date de la prochaine réunion.

Pendant cette session, la troisième à se dérouler à la Barbade, les parties ont réaffirmé leur volonté d'avancer dans la recherche d'une solution constitutionnelle et approuvée [par les deux camps], centrée sur le bien-être du peuple vénézuélien, est-il écrit dans ce texte.

Après des contacts exploratoires et une première rencontre à la mi-mai à Oslo, les discussions ont repris à la Barbade le 8 juillet.

L'opposition déclare que son objectif est d'obtenir le départ de M. Maduro du pouvoir et de nouvelles élections. Elle considère que le nouveau mandat entamé par le président socialiste en janvier est illégitime, parce qu'il résulte d'une élection présidentielle faussée, selon elle, par la fraude.

Mais Nicolas Maduro refuse catégoriquement de démissionner. Selon lui, les pourparlers intervénézuéliens doivent aboutir à une coexistence démocratique entre le pouvoir actuel et l'opposition.

Il appelle à mettre fin à ce qu'il appelle le « putschisme » de l'opposition et aux plans qu'ont, selon lui, les États-Unis pour mettre la main sur les réserves pétrolières du Venezuela, les plus importantes du monde.

Une crise qui perdure

Sous la présidence de M. Maduro, héritier du président Hugo Chavez (1999-2013), le Venezuela s'est enfoncé dans la plus grave crise économique, sociale et politique de son histoire moderne. Quelque 3,3 millions de Vénézuéliens se sont exilés depuis 2015, selon l'ONU.

M. Maduro attribue cette situation à la guerre économique livrée selon lui par les États-Unis, qui veulent son départ du pouvoir et ont adopté contre le Venezuela des sanctions économiques, dont un embargo pétrolier.

Le chef de l'opposition Juan Guaido, qui est à la tête du Parlement, s'est proclamé en janvier président par intérim du Venezuela et est reconnu comme tel par plus de cinquante pays, à commencer par les États-Unis.

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