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Santé mentale : une solution passe par les communautés, selon un psychologue

Martin Michaud passait le temps en écrivant au Centre hospitalier Restigouche. Son père et son frère sont passés au travers de toutes ses lettres.

Photo : Radio-Canada / Nicolas Steinbach

Radio-Canada

Les solutions pour répondre aux besoins des personnes aux prises avec des problèmes de santé mentale doivent être déployées en partenariat avec les communautés, croit Albert Cyr, président de la Coalition pour la santé mentale et le traitement des dépendances du Nouveau-Brunswick.

En entrevue vendredi au Téléjournal Acadie, M. Cyr, un psychologue à la retraite, était invité à réagir au reportage de Radio-Canada, où l’on entendait le témoignage poignant du père de Martin Michaud, 38 ans, un patient du Centre hospitalier Restigouche (CHR) qui s'est enlevé la vie à l’institution le 9 février dernier.

Le patient était hospitalisé à l’hôpital psychiatrique situé à Campbellton, mais demeurait à Moncton. Étant éloigné de son réseau naturel de soutien, ça n'aide pas la guérison ou la stabilisation, de faire ça à distance, souligne Albert Cyr.

La Coalition que représente M. Cyr réclame que, afin de répondre aux besoins aigus des personnes avec des problématiques de santé mentale, les soins soient prodigués plus près des patients, dans les communautés mêmes.

Une des choses que je recommanderais, c'est qu'il y a ait un comité consultatif au CHR, composé des membres de famille et de personnes qui ont vécu des besoins ou des conditions aigus en santé mentale, dit-il.

Albert Cyr en entrevue sur le plateau du Téléjournal Acadie le 2 août 2019.

Albert Cyr, psychologue à la retraite et président de la Coalition pour la santé mentale et le traitement des dépendances du Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

La culture actuelle, dénonce M. Cyr, n'incorpore pas de façon automatique et ne facilite pas la participation des proches.

Changer la culture

Martin Michaud s’est enlevé la vie seulement deux jours après la publication d’un rapport accablant du Bureau de l’ombudsman du Nouveau-Brunswick sur de multiples cas de mauvais traitements, de négligence et sur la pénurie criante de main-d’oeuvre au Centre hospitalier Restigouche. En six mois, la situation a peu changé, juge l’ombudsman.

Le psychologue Albert Cyr trouve désolant de constater cette situation. J'ai vu des situations semblables, relate-t-il, où on aurait pu prévenir des incidents qui aboutissent à des pertes de vie.

Il y a une culture dans une institution, dit-il. Il n'y a pas de mouvement facile pour changer la mentalité, changer les pratiques et développer une culture de soins qui répond aux meilleurs intérêts de santé de la personne qui est hospitalisée.

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