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Un restaurant de Trois-Rivières fermé le midi faute de main-d’oeuvre

Façade du restaurant Le Buck

Le restaurant Le Buck a ouvert ses portes il y a quatre ans au centre-ville de Trois-Rivières.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Fortier

Radio-Canada

Un restaurant du centre-ville de Trois-Rivières n'a d'autre choix que de fermer ses portes le midi malgré une année record, faute de main-d’oeuvre.

À sa quatrième année d'existence, les propriétaires du restaurant Le Buck, au centre-ville de Trois-Rivières, ont décidé de ne plus ouvrir leur établissement pour le dîner parce qu’il manque d’employés qualifiés.

Dès le début de l'été, on se rendait compte qu'on avait de la difficulté à avoir la qualité de main-d'oeuvre qu'on recherchait, raconte le directeur général et copropriétaire du restaurant, Martin Bilodeau. On a une brigade ultra compétente et puis on veut garder cette rigueur, cette constance et cette qualité-là. Et pour ne pas nuire à notre entreprise, on décide de fermer définitivement les midis.

Le choix a été difficile, d’autant plus que l’établissement de la rue Saint-François-Xavier connaît une croissance de son chiffre d’affaires. Les soirs vont très, très bien, admet Martin Bilodeau. Avec la croissance qu'on connaît, on manque de main-d'oeuvre pour couvrir les midis et les soirs. Nos employés, la brigade en cuisine finissent par faire de très longues journées, des dix-quinze heures.

Le restaurant Le Buck envisage d’avoir recours à des travailleurs étrangers pour pallier le manque d’employés. Mais c'est tellement fastidieux au niveau du gouvernement d'avoir des visas de travail, précise Martin Bilodeau.

Pénurie sur les bancs d'école aussi

Au Collège Laflèche, où étudient de futurs professionnels de la restauration, on ne peut que constater le problème, puisque que le nombre d'inscriptions dans le domaine a beaucoup diminué.

La baisse démographique, elle arrive un peu à sa fin, mais avant de reprendre les chiffres d'il y a dix ans, il y a encore du chemin à faire, relate le coordonnateur du programme de gestion hôtelière et de restauration, Denis Chapdelaine. Il faut s'entraider, il faut aller le chercher, il faut le garder notre personnel. Si on veut qu'il soit heureux, on va peut-être avoir des horaires un peu plus flexibles, être plus ouvert, peut-être plus à l'écoute des besoins de notre main-d'oeuvre. Mais à un moment donné, tu n'as pas le choix, il faut que tu opères.

D'après le reportage de Jérôme Roy

Mauricie et Centre du Québec

Emploi