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Pour ou contre le camping improvisé?

Des vacanciers sur le banc de Saint-Omer à Carleton-sur-Mer, où le camping est interdit.

Des vacanciers sur le banc de Saint-Omer à Carleton-sur-Mer, où le camping est interdit.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Radio-Canada

Pour certains touristes, le camping sauvage ou improvisé représente une manière de visiter le Québec à moindre coût. Cette façon de faire ne fait toutefois pas l’unanimité, notamment en Gaspésie.

La Municipalité de Carleton-sur-Mer a d’ailleurs décidé de remettre des constats d'infraction à ceux qui choisissent de dormir dans des lieux publics.

À l’inverse, le camping sauvage est toléré à Gaspé et ne représente pas un enjeu, selon la Municipalité. Les milieux fragiles, comme les barachois, ne sont pas fréquentés par les campeurs, contrairement à Carleton-sur-Mer.

Des roulottes sur le banc de Saint-Omer à Carleton-sur-Mer.

Des roulottes sur le banc de Saint-Omer à Carleton-sur-Mer.

Photo : Radio-Canada / Isabelle Larose

Julie Bastien, de Joliette, campe depuis sept ans à quelques pas d’une plage de Douglastown et y demeure pendant un mois. Je pense que c'est la plus belle place en Gaspésie, Douglastown... les barachois, la mer, coucher de soleil sur le barachois, lever de soleil sur la mer.

Camper gratuitement, dit-elle, lui permet de séjourner plus longtemps et de faire rouler davantage l'économie locale.

Si j'étais en terrain de camping avec les coûts, les enfants, je serais obligée de raccourcir mon séjour ici et on ne pourrait pas se permettre d'aller voir les festivals, les musées.

Julie Bastien, touriste de Joliette

Selon le maire, Daniel Côté, ce type de camping n’a pas de graves conséquences sur les campings qui affichent complet presque tout l'été.

Ce qu'on fait par contre, c'est qu'on applique le règlement sur les nuisances. Bref, si on se rendait compte qu'une roulotte jetait ses eaux usées sur la plage, ou si on se rendait compte que les quelques campeurs qui sont là laissent leurs déchets traîner, on irait leur claquer sur les doigts, explique-t-il.

Le propriétaire d'un camping depuis 16 ans, Ralph Kilbride, ne voit pas les choses du même œil.

Il déplore que le camping improvisé soit toléré, même lorsqu'il y a encore des terrains vacants.

J'ai un peu de difficulté avec les gens qui se promènent avec un véhicule de 140 000 piastres et qui n'ont pas 40 piastres dans leurs poches pour payer.

Ralph Kilbride, propriétaire d’un camping à Gaspé

Il dit les voir partout, comme dans les stationnements des centres d’achat et à la halte routière.

Après ça, ils veulent passer chez vous pour se laver et vider leur égout, déplore-t-il.

D’après les informations de Martin Toulgoat

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