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La communauté se recueille à la suite du quadruple homicide à Markham

Une femme avec un foulard pleure sur un cercueil.

Des proches des quatre victimes les ont définies comme étant des membres de la famille de l'accusé.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Les funérailles des quatre membres de la famille qui ont été assassinés dimanche dernier à Markham ont attiré des centaines de personnes vendredi à la mosquée de la Fondation islamique de Toronto.

Dimanche dernier, Firoza Begum, 70 ans, Momotaz Begum, 50 ans, Moniruz Zaman, 59 ans, et Malesa Zaman, 21 ans, ont été retrouvés morts dans une résidence de Markham, une banlieue de Toronto.

Menhaz Zaman, 23 ans, qui vivait dans la résidence, a été accusé de quatre chefs d'accusation de meurtre au premier degré.

Des proches des victimes les ont définies comme étant la sœur, les parents et la grand-mère du présumé meurtrier. La police n'a toutefois pas confirmé ces informations et n'a pas communiqué la cause de leur mort.

Portrait des quatre victimes assassinées.

(De gauche à droite) Firoza Begum, 70 ans, Momotaz Begum, 50 ans, Malesa Zaman, 21 ans, et Moniruz Zaman, 59 ans, ont été tués dimanche 28 juillet dans une résidence de Markham.

Photo :  Facebook

Des proches sous le choc

Dans la communauté bangladaise, dont sont originaires des victimes, l'heure est au recueillement, mais l'incompréhension persiste.

Toute la communauté est bouleversée et tout le monde prie, a confié un ami de la famille, Robin Islam. Ils vont me manquer, nous étions vraiment proches d'eux. Nous les voyions au moins trois ou quatre fois par semaine.

[Menhaz Zaman] est un jeune homme discret, très poli, je le voyais très souvent lors d'événements familiaux.

Robin Islam, ami de la famille

L'oncle de l'accusé, Shams Zaman, a pleuré la mort de son frère Moniruz Zaman. J'étais très proche de lui. C'était mon compagnon. Chaque jour, nous nous appelions, a-t-il déploré. Je ne peux pas imaginer [ce qui s'est passé], je ne peux pas y croire. [...] Seul Dieu sait pourquoi [cela s'est passé] et la police finira par trouver comment ça s'est passé.

Un homme dans une salle.

Shams Zaman, l'oncle de l'accusé, a déclaré que les parents devraient être informés lorsque leur enfant abandonne l'université.

Photo : Radio-Canada

L'oncle de Menhaz Zaman a rapporté que son neveu avait quitté l’université il y a deux ans, et que dimanche dernier aurait été le jour de sa cérémonie de remise des diplômes s’il n’avait pas abandonné ses études. Il savait que ce jour le rattraperait, a affirmé M. Zaman.

Il jouait beaucoup à des jeux vidéo violents, des jeux meurtriers, a-t-il par ailleurs déploré.

Un joueur de jeux vidéo montré du doigt

Des utilisateurs de la plateforme Discord, un programme de clavardage utilisé par des centaines de millions de joueurs de jeux vidéo à travers le monde, ont signalé à CBC News des messages provenant d'un utilisateur dénommé Menhaz qui aurait dit prévoir, il y a quelques mois, tuer sa famille et qui aurait ensuite confirmé l'avoir fait, 12 heures avant que la police ait été appelée au domicile de Markham et ait retrouvé les quatre corps.

Je viens d'abattre toute ma famille, et passerais probablement toute ma vie en prison si j’arrive à survivre, a déclaré l’utilisateur dénommé Menhaz. Je voulais qu'ils meurent pour qu'ils ne souffrent pas, sachant à quel point j'étais un sous-homme pathétique. Tout ça est très égoïste.

Dans les messages en ligne, l'utilisateur Menhaz aurait expliqué avoir eu honte d'avoir secrètement abandonné l'université au bout d’un an et d’avoir menti à sa famille sur le fait qu’il continuait de s'y rendre alors qu’il allait tous les jours dans un centre commercial ou allait parfois s’entraîner dans une salle de sport.

Les messages auraient été envoyés à deux joueurs du jeu vidéo en ligne Perfect World Void qui ont identifié l’utilisateur Menhaz comme étant l’accusé, déclarant à CBC News qu’ils communiquaient en ligne avec lui depuis trois ans.

Les captures d'écran des messages obtenus par CBC News étaient également accompagnées de plusieurs photographies de cadavres et d'armes ensanglantés, mais CBC n’a pas été en mesure de confirmer qu'elles venaient de la scène de crime de Markham.

L’utilisateur Menhaz aurait écrit qu’il était devenu dépressif et il aurait dit avoir commis le crime pour éviter que ses parents aient honte de lui. Je l'ai fait parce que je ne veux pas que mes parents ressentent la honte d'avoir un fils comme moi, a écrit l'utilisateur Menhaz dans les messages.

Je sais que cela peut paraître perturbant, mais ce qui a été fait est fait, et ce qui avait été planifié a été conclu. L’utilisateur affirme ensuite qu'il se rendra. Je mérite d'être puni.

La police n'a pas confirmé que l'utilisateur Menhaz et l'accusé du quadruple meurtre de Markham sont la même personne.

Radio-Canada et CBC News n'ont par ailleurs pas pu confirmer de manière indépendante l'information.

Une nouvelle comparution

Un homme et une femme devant le tribunal.

Croquis de l'accusé Menhaz Zaman devant le tribunal de Newmarket

Photo : CBC / Pam Davies

L’homme accusé du quadruple meurtre de dimanche à Markham a comparu jeudi par lien vidéo devant le tribunal de Newmarket. Menhaz Zaman fait face à quatre accusations de meurtre prémédité.

L’homme de 23 ans est accusé d’avoir tué ses parents, sa sœur et sa grand-mère, mais la police n’a jamais confirmé le lien familial entre l’accusé et ses présumées victimes.

Le suspect, qui portait des lunettes, est apparu calme dans une tenue de prisonnier orange.

L’audience a été ajournée au 8 août, parce qu’il est toujours sans avocat.

Homicide

Justice et faits divers