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L’Outaouais fait face à une pénurie de médecins vétérinaires

Un chat se fait piquer avec une seringue par un vétérinaire.

L’Outaouais ne fait pas exception pour ce qui est de la pénurie de vétérinaires au Québec (archives).

Photo : iStock

Radio-Canada

L’Outaouais ne fait pas exception pour ce qui est de la pénurie de médecins vétérinaires à laquelle le Québec fait face. Le nombre croissant d’animaux de compagnie et les difficultés de recrutement expliquent en partie la situation.

La pénurie est multifactorielle, selon le Dr Jean Gauvin, président de l’Association des médecins vétérinaires du Québec (AMVQ) en pratique des petits animaux. Un des premiers points à prendre en considération, c’est l’augmentation du nombre d’animaux de compagnie dans la province, a-t-il mentionné en entrevue aux Matins d'ici.

À titre indicatif, le nombre de chiens a crû de 15 % au cours des 20 dernières années au Québec, selon lui. Actuellement, un quart des foyers québécois possèdent un chien et un tiers ont un chat, a-t-il mentionné.

Selon le Dr Gauvin, les gens sont plus attachés à leurs animaux qu’auparavant. Ceci fait en sorte que les attentes ont augmenté envers la qualité des soins qui sont prodigués aux animaux de compagnie.

Le président de l'AMVQ a par ailleurs souligné que les besoins sont particulièrement criants pour des vétérinaires équins dans la municipalité de Pontiac. Un propriétaire de cheval qui aurait une urgence devrait faire 8 h de voiture pour avoir des services, a illustré Jean Gauvin.

Un recrutement difficile

Le recrutement est aussi une des causes de la pénurie de vétérinaires dans la province. Ce n’est pas facile, facile au Québec, a soutenu Jean Gauvin.

Il a expliqué qu’à Ottawa, les cliniques peuvent recruter des médecins vétérinaires de partout en Amérique du Nord, voire en Europe et en Australie, alors qu’au Québec, le recrutement est beaucoup plus limité, notamment en raison de la barrière de la langue.

Une formation longue et contingentée

Il n’existe qu’un seul programme universitaire en médecine vétérinaire au Québec. Celui-ci est donné à la faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal à Saint-Hyacinthe et il est fortement contingenté, a indiqué Jean Gauvin.

C’est plus difficile d’entrer en médecine vétérinaire [à l'université] au Québec qu’entrer en médecine.

Dr Jean Gauvin, président, AMVQ

Il est aussi souvent plus difficile de recruter en région, selon le président de l'AMVQ. Il suggère notamment qu'une discrimination positive soit mise en place pour favoriser les étudiants qui proviennent des régions.

Par ailleurs, il est difficile de déterminer où les besoins sont les plus criants, a noté le Dr Gauvin. La première chose qu’il faut savoir, c’est qu’on n’a pas de chiffres. Il n’y a pas eu d’étude faite pour savoir si, par exemple, dans la région de Gatineau il en manque plus que dans la région de Montréal, a-t-il illustré.

Il a toutefois mentionné que son association s'affaire à mieux identifier là où les besoins se font ressentir davantage.

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