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Utiliser l'eau souterraine pour refroidir les bâtiments

Deux climatiseurs accrochés sur un immeuble en brique.

En rejetant l'air chaud à l'extérieur des bâtiments, les climatiseurs contribuent au réchauffement de l'air ambiant.

Photo : Radio-Canada / Danny Gosselin

Radio-Canada

L'Institut national de la recherche scientifique (INRS) travaille sur un projet qui permettrait d'utiliser les eaux souterraines pour climatiser les bâtiments.

L'eau souterraine conserve une température constante tout le long de l'année, explique Jasmin Raymond, professeur à l'INRS, en entrevue à l'émission Première heure. À Québec, c'est de l'ordre de 7 à 8 degrés Celsius. C'est une masse de fraîcheur qu'on pourrait pomper pour la distribuer vers les bâtiments.

La climatisation traditionnelle, en rejetant l'air chaud à l'extérieur des bâtiments, contribue au réchauffement de l'air ambiant de 1 à 3 degrés selon des études menées sur le sujet. Utiliser l'eau souterraine serait donc plus écologique, en plus de réduire de 30 à 40 % les coûts énergétiques liés à l'utilisation d'un climatiseur.

Le projet Aquifroid vise à identifier les endroits qui ont le plus grand potentiel géothermique au pays. La ville de Québec serait le premier endroit où un tel projet pourrait voir le jour puisqu'on connaît déjà un aquifère de sable voltaïque qui se trouve sous la basse-ville, secteurs Saint-Roch, Limoilou, en fait près de la rivière Saint-Charles, illustre Jasmin Raymond.

L'eau souterraine utilisée pour la climatisation serait ensuite réinjectée sous terre afin de ne pas diminuer le volume des nappes phréatiques. L'INRS veut s'assurer qu'en augmentant la température de l'eau, on ne favorise pas la prolifération de bactéries qui pourraient diminuer la qualité de l'eau potable.

Le projet s'étale sur une période de trois ans. Dès l'an prochain, l'équipe prévoit procéder à des forages dans la ville de Québec et mener des projets pilotes à petite échelle.

Si les études de faisabilité sont concluantes, la méthode serait ensuite mise en marché. Cette infrastructure urbaine pourrait permettre aux municipalités de réaliser d'importantes économies.

Propos recueillis par Olivier Lemieux

Québec

Consommation