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L'ONU inquiète de la fin du traité sur les missiles entre la Russie et les États-Unis

Un missile russe présenté dans un hangar.

Le missile russe Novator 9M729 est au cœur du litige entre les États-Unis et la Russie.

Photo : Getty Images / Vasily Maximov

Reuters

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a estimé jeudi que l'expiration imminente du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (FNI) allait priver la planète d'un « frein inestimable » face aux risques de course aux armements et de guerre nucléaire.

Cela va probablement renforcer, et non réduire, la menace que posent les missiles balistiques, a-t-il dit à la presse à la veille du retrait attendu des États-Unis de ce traité signé en 1987.

Le retrait de Washington entrera en vigueur ce vendredi, à moins que la Russie ne renonce à un nouveau missile de portée intermédiaire, le Novator 9M729 (SSC-8 dans la nomenclature de l'OTAN) que l'Alliance atlantique considère comme une violation des termes du traité FNI. Mais cette issue semble fort peu plausible, Moscou soutenant que ce missile est conforme à ses obligations.

Signé par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev, le traité FNI visait à supprimer les missiles de moyenne portée entre 500 km et 5500 km des deux principales puissances nucléaires de la planète, mettant fin à la « crise des euromissiles » capables d'emporter des charges conventionnelles ou nucléaires.

J'encourage vivement les États-Unis et la Fédération russe à étendre le nouvel accord START [qui expire en février 2021, mais peut être reconduit pour cinq ans] afin de donner de la stabilité et du temps pour négocier de futures mesures de contrôle des armements, a ajouté Antonio Guterres.

À Berlin, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a également exhorté les États-Unis et la Russie à préserver ce qui reste du cadre international de contrôle des armements.

Nous déplorons que la Russie ait échoué à faire ce qui était nécessaire pour sauver le traité FNI, écrit-il dans un communiqué.

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