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Agressions sexuelles : le CALACS l'Étoile du Nord remet des internautes à l'ordre

Une femme portant un chandail du CALACS l'Étoile du Nord travaille sur un ordinateur portable.

Éloïse Lahaie, intervenante au CALACS l'Étoile du Nord

Photo : Radio-Canada / Émélie Rivard-Boudreau

Émélie Rivard-Boudreau

Le CALACS l'Étoile du Nord, de Val-d'Or, dénonce la publication de commentaires inappropriés sur les dossiers d'agression sexuelle couverts par les médias. Sur sa page Facebook, le Centre d'aide et de luttes contre les agressions affirme que ce type de commentaires minimise les cas d'agression sexuelle dans la région.

Ce n'est pas la première fois qu'on en voit, témoigne l'intervenante communautaire au CALACS l'Étoile du Nord, Éloïse Lahaie.

Son organisme tient à rappeler qu'une victime n'est jamais responsable d'une agression et que l'attirance physique n'a aucun lien avec les agressions sexuelles, car les commentaires émis font référence à cet aspect.

C'est probablement des mal-baisées qui voient le mal partout qui ont porté plainte», cite en exemple Éloïse Lahaie. Ou encore «Personnellement, je ne crois pas du tout à ça [...] en plus les personnes qui ont porté plainte sont de vieilles personnes, rien d'attirant là-dedans, lit l'intervenante à nouveau.

Une trousse pour guider les commentaires?

En 2012, une trousse média sur les agressions sexuelles avait été mise en ligne par l'Institut national de la santé publique du Québec (INSPQ). Elle sera mise à jour l'an prochain pour intégrer davantage la réalité des médias en ligne.

Selon la conseillère scientifique en prévention de la violence à l'INSPQ, Julie Laforest, l'outil peut être fort utile pour toute personne qui intervient dans les médias ou sur les réseaux sociaux sur les agressions sexuelles.

L'idée de la trousse, c'est dire que c'est important d'en parler, mais il faut faire attention quand on en parle, indique-t-elle.

Julie Laforest fait remarquer que, contrairement aux journalistes, les internautes n'ont pas nécessairement un code de déontologie qui encadre leurs pratiques. «Il peut y avoir des dérives qu'on ne retrouverait pas par les journalistes», remarque-t-elle.

Tant du côté des médias que des membres du public, la conseillère de l'INSPQ croit qu'une meilleure sensibilité à la réalité des victimes s'impose. Il y a quand même un moyen de faire en sorte que la victime n'est pas constamment discréditée ou qu'on n'essaie pas de faire le procès avant qu'il ait lieu, suggère-t-elle.

Rappelons également que, selon le Code criminel, tout commentaire haineux ou diffamatoire publié en ligne peut entraîner des poursuites judiciaires.

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Abitibi–Témiscamingue

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