•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Sudbury précurseur de l'art urbain dans le Nord de l'Ontario

Le reflet d'une murale dans les fenêtres d'un bâtiment.

La murale, Introduction à la danse moderne, de Marina Lafrance a été réalisée lors du festival d'art urbain Up Here.

Photo : Radio-Canada / Justine Cohendet

Justine Cohendet

L’art urbain a le vent dans les voiles à Sudbury. Une quarantaine de murales ont vu le jour en moins de 10 ans et depuis l’an dernier, la Municipalité autorise les résidents à dessiner sur le mur d’un ancien stationnement. Selon la Ville, la valorisation de l’art de rue permettrait aussi de réduire le nombre de graffitis illégaux, ce qui inspire d’autres municipalités du Nord.

Trois semaines après avoir été repeint en blanc par la Ville, le mur de l’ancien stationnement, situé dans la ruelle Old City Hall, est déjà recouvert de graffitis.

Edouard Landry, un urbaniste pour la Ville du Grand Sudbury est ravi de l'engouement que suscite ce projet.

Dès le lendemain, il y a eu des graffitis et là y en a encore plus, raconte M. Landry.

C’est un projet d’art public, on veut augmenter la capacité de notre communauté à produire de l’art urbain et ça permet d’éliminer les graffitis illégaux à Sudbury

Edouard Landry, urbaniste pour la ville du Grand Sudbury

Depuis la mise en place du mur, le nombre de graffitis illégaux aurait diminué. On a parlé avec la police et il leur a semblé qu’il y avait moins de graffitis cette année, explique Edouard Landry.

Un mur rempli de graffitis.

Le conseil municipal du Grand Sudbury a autorisé en 2018 les graffitis sur ce mur du centre-ville.

Photo : Radio-Canada / Justine Cohendet

Pour l’instant, le mur de graffitis n’est qu’un projet pilote. Les conseillers municipaux doivent se rencontrer à l’automne pour discuter de la suite à donner au projet.

Ce que les autres municipalités font c’est qu’ils peinturent trois fois par an, est-ce que c’est notre standard ici au Grand Sudbury ? Combien de murs ? Combien ça va coûter ? C’est ce qu’on va devoir déterminer, explique l'urbaniste.

Des murales empêchent les graffitis illégaux

Le fondateur du festival d’art urbain Up Here, Christian Pelletier, croit lui aussi que la valorisation de l’art public permet dans le même temps de réduire le nombre de graffitis illégaux.

On appelle ça du graffiti abatement en anglais. Ça veut dire que ça empêche le graffiti dans des lieux où tu ne le veux pas, les murales font ça aussi, s’il y a des édifices qui ont des problèmes avec le tagging, on arrive et on peut mettre une murale, explique-t-il.

Une murale dans le centre-ville de Sudbury.

La murale de l'artiste français Hobz a été réalisée en 2016, lors du festival Up Here.

Photo : Radio-Canada / Justine Cohendet

Selon lui, peu de murales ont été endommagées au centre-ville.

Sudbury donne le ton

L'art urbain est loin d'être nouveau à Sudbury. Selon Christian Pelletier, la culture du graffiti fait partie de l'identité de la capitale du Nickel. C'est une culture liée au tagging sur les trains, explique-t-il.

La grande gare de triage du centre-ville est une galerie ambulante de graffitis, je connais plusieurs personnes qui passent des soirées pour prendre des photos des oeuvres qui existent déjà.

Christian Pelletier, co-fondateur du festival Up Here

Si Sudbury fait figure de précurseur dans le Nord de la province, plusieurs projets d'art urbain ont fleuri ces dernières années à Sault-Sainte-Marie, Thunder Bay et Timmins.

À Thunder Bay, des commerçants du centre-ville ont permis au collectif Die Active de peindre sur les murs de la rue Cooke.

Des murales ont été réalisées sur plusieurs murs.

Des commerçants de chemin Red River, à Thunder Bay, ont autorisé le collectif Die Active à réaliser des murales à l'arrière de leurs édifices, le long de la rue Cooke.

Photo : Radio-Canada / Miguel Lachance

L’art de rue est encore marginal à Timmins, mais une dizaine de murales doivent être réalisées par de jeunes autochtones au cours des prochaines années.

La première fresque de ce projet a vu le jour en avril dernier, à l’aéroport et a été menée par l’artiste franco-ontarienne Mique Michelle.

Kristin Murray, agente au Centre de santé communautaire Misiway et à l’origine de ce projet, souhaite impliquer des artistes locaux dans la réalisation des prochaines murales.

Photo portrait de Kristin Murray, dans une rue de Timmins.

L'agente au Centre de santé communautaire Misiway et conseillère municipale, Kristin Murray, souhaite que dix murales soient réalisées à Timmins par de jeunes autochtones.

Photo : Radio-Canada / Jimmy Chabot

Il y a beaucoup de gens de la communauté qui font du graffiti, donc je pense que c’est l’occasion pour eux de mettre leurs talents au service des jeunes et de laisser une trace permanente à Timmins, explique-t-elle.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nord de l'Ontario

Arts visuels