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Le réfugié bisexuel guinéen sera expulsé

Un homme est assis de dos et porte un drapeau arc-en-ciel sur son dos.

Karim (nom d'emprunt du Guinéen) s'est exprimé aux médias sur la menace d’expulsion à laquelle il est confronté.

Photo : Radio-Canada

Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le demandeur d'asile menacé d'expulsion vers la Guinée a vu sa demande de sursis refusé par la Cour fédérale, selon son avocat Stewart Istvanffy.

Son expulsion par l'Agence des services frontaliers du Canada (ASFC) est maintenue pour le 3 août, à moins d'une intervention de dernière minute du premier ministre ou du ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Arrivé en 2016, celui qui se présente sous le pseudonyme Karim a vu son statut de réfugié lui être refusé en 2017. La même année, il évite l'expulsion in extremis le jour même de son départ grâce à l'intervention d'Ahmed Hussen, ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté.

Un permis de séjour temporaire lui a donné un sursis de six mois, mais l'ASFC a refusé de le lui prolonger.

On a ensuite refusé à Karim un permis de résidence pour des considérations d'ordre humanitaire et, finalement, une dernière demande d'examen des risques avant renvoi (ERAR) s'est avérée vaine.

J'ai fui mon pays parce que j'étais persécuté, non seulement par le pouvoir en place, mais aussi par ma famille qui m'a haï.

Une citation de :Karim, réfugié menacé d'expulsion

Il explique qu'il vivait en quelque sorte une double vie, où il cachait sa véritable orientation sexuelle. Lorsqu'on lui demande ce qu'il craint en Guinée, Karim répond sans hésiter : la mort.

Karim implore le gouvernement canadien de ne pas prendre le risque de le renvoyer en Guinée.

J'avais tout ce qu'il faut dans mon pays. J'avais les moyens, je n'avais pas l'ambition de m'en aller, et je ne serais pas parti si je n'avais pas eu ce problème, assure l'homme.

Celui-ci se serait d'ailleurs particulièrement bien intégré à la communauté LGBTQ+ de Montréal en s'impliquant au sein d'organismes militants, ont indiqué plusieurs intervenants communautaires présents lors de la conférence de presse.

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