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Un projet de loi pour interdire les fils d’actualités infinis sur les réseaux sociaux

Un homme en détresse à l'idée de se séparer de son téléphone intelligent.

Le projet de loi du sénateur Josh Hawley propose plusieurs mesures qui permettraient de lutter contre la cyberdépendance.

Photo : iStock

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

La lecture automatique des vidéos sur YouTube, le fil d’actualités infini sur Facebook et Instagram, et le système Snapstreak de Snapchat disparaîtront-ils? C’est l’objectif d’un projet de loi visant à réduire la dépendance aux réseaux sociaux déposé mardi au Sénat américain.

Le Social Media Addiction Reduction Technology (SMART) Act, déposé par le sénateur républicain du Missouri Josh Hawley, vise selon lui à réduire la dépendance aux réseaux sociaux en interdisant certaines pratiques qu’il juge malsaines.

« Les géants de la techno ont adopté un modèle d’affaires centré sur la dépendance, a affirmé M. Hawley, le plus jeune élu du Sénat américain, dans une déclaration annonçant le projet de loi. Une part trop grande de "l’innovation" dans ce domaine est conçue non pas pour créer de meilleurs produits, mais pour capturer plus d’attention en se servant de trucs psychologiques qui empêchent de s’en détacher. Cette loi vise à mettre fin à cela et à encourager la véritable innovation de la part des entreprises technologiques. »

Des mesures concrètes

Le projet de loi propose d’obliger les réseaux sociaux à intégrer ce qu’il appelle des « points d’arrêt naturels ». Ceux-ci forceraient les internautes à cliquer sur un bouton pour voir une nouvelle publication ou une nouvelle vidéo, au lieu de s’en voir proposer automatiquement.

Les plateformes devraient également simplifier leur interface pour permettre aux utilisateurs et utilisatrices de voir le temps passé sur le site. Les internautes devraient aussi avoir facilement accès à des paramètres leur permettant d’établir une limite d’utilisation des réseaux sociaux.

Le sénateur voudrait par ailleurs que la Federal Trade Commission (FTC) se penche sur les façons dont « les entreprises de médias sociaux [...] interfèrent avec le libre choix des individus sur Internet en exploitant la psychologie humaine et la physiologie du cerveau ».

La FTC devrait produire un rapport à ce sujet tous les trois ans et, en conjonction avec le secrétaire de la Santé et des Services humains, elle aurait le pouvoir de sanctionner les entreprises enfreignant les règles.

De son côté, l’Internet Association, un groupe représentant les intérêts des entreprises du web, notamment Facebook, Google, Twitter et Reddit, a souligné que les entreprises de réseaux sociaux sont déjà engagées dans des campagnes visant à promouvoir une utilisation saine des plateformes en ligne.

Un sénateur sur la ligne de front

Malgré son arrivée récente à Washington, le sénateur Josh Hawley s’est rapidement fait remarquer pour ses attaques répétées contre les grandes entreprises du secteur technologique.

Il a notamment qualifié les réseaux sociaux de « parasites » (Nouvelle fenêtre) détruisant les « investissements productifs, les relations significatives et la santé de la société ». Au cours d’une entrevue avec NBC (Nouvelle fenêtre), il s’est également demandé si ces plateformes devraient exister.

M. Hawley s’est aussi démarqué (Nouvelle fenêtre) au cours du témoignage des dirigeants de Google devant le Congrès américain, en mars dernier, ne se gênant pas pour attaquer les pratiques de l’entreprise en matière de collecte des données des internautes.

Avec les informations de Washington Post, et The Guardian

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