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Trudeau se sert de Doug Ford pour attaquer les conservateurs fédéraux

Justin Trudeau lors d'un discours devant des candidats de son parti.

Chaque parti peut présenter 338 candidats, soit un par circonscription fédérale.

Photo : The Canadian Press / Justin Tang

La Presse canadienne
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

À un peu plus d'un mois du déclenchement de la campagne électorale, les libéraux fédéraux affûtent leurs attaques contre leur principal adversaire conservateur. Et dans leur arsenal se retrouve le premier ministre de l'Ontario, qu'ils brandissent comme un épouvantail.

Mercredi matin, plus de 200 candidats libéraux étaient réunis à Ottawa pour entendre les conseils de leur chef. Justin Trudeau a donc pu roder son discours de campagne.

Les politiciens conservateurs [...] refusent de comprendre qu'on ne peut pas atteindre la prospérité à coups de [coupes budgétaires], a-t-il lancé.

Selon le chef libéral, les Canadiens auront un choix clair à faire : des coupes et de l'austérité, ou investir dans les Canadiens.

La classe moyenne ne peut pas subir un autre Doug Ford.

Une citation de :Justin Trudeau, devant des candidats libéraux

Interceptés à la sortie du discours, les ministres Pablo Rodriguez et Mélanie Joly ont assuré que l'argument Ford leur sert, même au Québec.

Doug Ford [...] est très, très, très connu au Québec. Ce qui est une bonne chose. Il a coupé de façon évidente au niveau des francophones. Et ça, ça a eu un impact chez nous, un impact clair. Les gens m'en ont parlé, moi, a insisté M. Rodriguez.

Un autre son de cloche

Deux nouveaux candidats libéraux au Québec ont rapporté une expérience différente. Ils accompagnaient Mme Joly lors d'une courte mêlée de presse. Et ils n'ont pas hésité à la contredire.

Non, à Trois-Rivières, on ne parle pas de Doug Ford, a indiqué Valérie Renaud-Martin.

Son collègue Aladin Legault qui tente sa chance dans un comté conservateur, celui de Montmagny–L'Islet–Kamouraska–Rivière-du-Loup, arrive au même constat. Les électeurs de sa région ne lui parlent pas du tout de Doug Ford.

Tout de même, le leadership libéral n'en démord pas : l'argument Doug Ford est utile partout, y compris au Québec.

De l'avis de M. Rodriguez, si Andrew Scheer est d'accord et ne dit rien sur les coupes de Doug Ford, s'ils sont unis du même côté sur la question de l'environnement, on peut appliquer l'un à l'autre. C'est-à-dire, vous ne voulez pas de Doug Ford à Ottawa, ne votez pas pour Andrew Scheer.

Andrew Scheer n'a pas voulu dénoncer les coupes. [...] M. Scheer s'est acoquiné avec M. Ford et épouse la même vision qui est essentiellement celle de l'austérité, a soutenu Mme Joly.

École de campagne

Les candidats libéraux en étaient à la deuxième et dernière journée d'une école de campagne.

Justin Trudeau en a profité pour leur lancer un conseil : certains jours sont plus difficiles que d'autres. C'est normal. Dans ces temps-là, oubliez tout le bruit autour de vous. Concentrez-vous plutôt sur les gens que vous voulez représenter. Rappelez-vous pourquoi vous avez décidé de faire le saut en politique.

La politique, [...] ce n'est pas juste à propos de comment on gagne une élection. C'est à propos de la manière dont nous faisons avancer le pays, leur a-t-il rappelé.

Au Québec, 53 des 78 candidats libéraux ont déjà été choisis. À l'échelle du pays, ils sont actuellement 230.

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