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Transformer de jeunes nouveaux arrivants en moteur de la réconciliation

Des jeunes placés en cercle tendent vers le centre de leur ronde des bâtons taillés en pointe, sculptés, et colorés.

De jeunes nouveaux arrivants participent au projet pilote «La réconciliation par l'éducation» organisé par la Open Door Society de Regina.

Photo : Radio-Canada / Zoé Clin

Zoé Clin

Dans le but de créer des ponts entre de jeunes nouveaux arrivants et les Autochtones, l’organisme Open Door Society de Regina mène cet été le projet pilote La réconciliation par l’éducation. Ce programme a été conçu en collaboration avec des représentants de Premières Nations de la Saskatchewan avec l'espoir de briser les stéréotypes.

C’est en prenant part à des jeux et à des cérémonies autochtones que les participants réalisent l’importance de bien connaître la culture des autres pour pouvoir les comprendre.

C’est vraiment intéressant, car, comme nous, les musulmans, [les Autochtones] respectent les anciens.

Anzal Omar, 15 ans

Arrivée au Canada il y a quatre ans, la jeune Somalienne Anzal Omar estime que ses enseignants au Canada « ne sont pas allés dans le détail » quand ils ont abordé l'histoire des Autochtones.

Une jeune fille souriante, en arrière-plan, une autre jeune fille, les deux portent le hijab.

Anzal Omar pendant un cours de langue crie.

Photo : Radio-Canada

Pour Anzal Omar, de nombreux immigrants ont des préjugés au sujet des Premières Nations lorsqu’ils arrivent au pays.

Pour [les Autochtones], avoir les cheveux longs, c’est une question de religion. C’est comme pour nous, porter le hijab.

Anzal Omar, 15 ans

La jeune fille affirme fièrement qu’elle a déjà commencé à corriger ses proches quand elle les entend dire des choses inexactes sur la culture autochtone.

Semer une graine

Cet effet de tache d’huile est justement l’une des raisons pour lesquelles l'Open Door Society de Regina a choisi de cibler les jeunes dans son programme. « Si on commence avec les jeunes, c’est plus facile d’arriver aux parents », confie Alberto Ortiz, chef d’équipe de la communauté des nouveaux arrivants dans cet organisme. 

M. Ortiz explique que les participants au projet pilote font souvent des rapprochements entre la situation dans leur pays d’origine et les conséquences du colonialisme au Canada. Il dit aussi avoir entendu des jeunes conclure que, finalement, ils ont « beaucoup de similarités avec les Autochtones, peut-être un peu plus qu’avec les autres Canadiens ».

dJe crois que les jeunes ont un rôle à jouer dans la réconciliation, si on a l’éducation.

Alberto Ortiz, chef d’équipe de la communauté des nouveaux arrivants à la Open Door Society de Regina

Alberto Ortiz affirme que ce projet pilote est bien accueilli par les Premières Nations partenaires du programme.

Financé par des dons privés, La réconciliation par l'éducation est en cours depuis le 3 juillet. L'initiative se terminera le 23 août par une célébration et des prières autochtones. Une évaluation aura lieu plus tard dans l’année pour décider de son éventuelle reconduction l’été prochain.

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