•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

Examen NCLEX : un groupe d'infirmières dépose une plainte

Un groupe de femmes assises autour d'une table dans une clinique.

Un groupe d'infirmières francophones du Nouveau-Brunswick a déposé une nouvelle plainte auprès du Bureau du commissaire aux langues officielles.

Photo : Radio-Canada / Louis-Philippe LeBlanc

Radio-Canada

Un groupe d’infirmières et d’infirmiers francophones porte plainte au Bureau du commissaire aux langues officielles du Nouveau-Brunswick. Le groupe soutient que les étudiants en sciences infirmières francophones font face à un désavantage significatif au moment de faire leur l’examen d’entrée à la profession.

Le groupe demande à l’Association des infirmières et des infirmiers du Nouveau-Brunswick (AIINB) que les droits des francophones soient respectés.

Le droit à un examen d’entrée qui ne désavantage pas les francophones est non seulement essentiel pour notre profession, mais également fondamental, a indiqué par communiqué Véronique Landry, porte-parole du groupe.

Cette nouvelle plainte est déposée alors que le gouvernement provincial a déposé un plan stratégique mercredi pour faire face à la pénurie de personnel infirmier au Nouveau-Brunswick. Dans ce plan, le gouvernement affirme vouloir améliorer le processus relié à l’examen d’admission à la profession en collaborant avec les parties prenantes.

La pénurie infirmière est réelle. Il faut éliminer les obstacles qui découragent les étudiants à se diriger en sciences infirmières.

Lise Guerrette Daigle, porte-parole du groupe.

Selon le groupe, les étudiants manquent de matériel préparatoire en français afin de réussir l’examen d’admission à leur profession, connu sous le nom NCLEX-RN.

En point de presse mardi, la présidente de l’AIINB, Maureen Wallace, a avoué qu’il manquait de matériel de préparatoire dans les deux langues officielles afin de s’assurer que les étudiants soient bien disposés à faire le NCLEX-RN.

Nous allons rencontrer le ministre après cette session afin de travailler sur des façons d’offrir encore plus de matériel préparatoire pour nos étudiants francophones. Actuellement, les questions préparatoires et l’examen comme tel sont disponibles dans les deux langues officielles. Maintenant, nous devons améliorer l’accessibilité à encore plus de matériel dans les deux langues officielles, a expliqué Mme Wallace.

Une plainte antérieure au Commissariat aux langues officielles a mené à un rapport accablant en mai 2018.

L'AIINB avait enfreint la Loi sur les langues officielles en adoptant un examen d'admission qui défavorise nettement les candidats francophones, avait conclu le Commissariat dans son rapport d'enquête.

Les candidats francophones ne sont pas sur un pied d’égalité avec les candidats anglophones, pouvait-on lire dans le rapport du commissariat.

Le directeur général de l’Association francophone des aînés du Nouveau-Brunswick, Luc Doucet, croit par ailleurs qu'il est très important de revoir l'examen NCLEX-RN pour assurer la pérennité des soins infirmiers en français au Nouveau-Brunswick.

Le test préparé aux États-Unis serait mal traduit. En 2014, la dernière année avant l’adoption du test NCLEX-RN, 91 % des infirmières francophones réussissaient leur examen d’entrée dans la profession, contre 32 % en 2015, année de l’adoption du nouveau test.

Si on pense au niveau des francophones, il faut qu’on règle le problème de l’examen. C’est primordial. On a choisi un examen américain qui selon ce qu’on me dit n’est pas adapté pour une personne qui entre dans la profession, a indiqué M. Doucet au micro de Radio-Canada Acadie.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Nouveau-Brunswick

Santé publique