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L'appartenance au Canada plus faible en Saskatchewan et en Alberta, révèle un sondage

Un homme portant un costume fabriqué à partir de plusieurs drapeaux canadiens à l’occasion du 152e anniversaire de la création du pays.

À travers le pays, c'est en Saskatchewan et en Alberta que le sentiment d'appartenance au Canada est à son niveau le plus faible, selon un sondage réalisé par Abacus.

Photo : Radio-Canada / Jean-François Poudrier

Radio-Canada

C'est en Alberta et en Saskatchewan qu'on trouve le plus faible pourcentage de personnes qui croient que leur appartenance au Canada est bonne pour elles, selon un sondage Abacus, publié mardi.

Dans chacune des deux provinces, 71 % des répondants affirment que la fédération est bénéfique à leur province. Cette proportion est de 76 % au Québec, de 90 % en Colombie-Britannique et en Ontario, et de 92 % dans les provinces de l'Atlantique.

Méthodologie

Abacus a mené un sondage en ligne entre le 12 et le 17 juillet et a enquêté auprès de 1500 Canadiens âgés de 18 ans et plus. Ces derniers ont été choisis de façon aléatoire à partir de la plateforme Lucid Exchange. La marge d’erreur est de + ou - 2,6 points de pourcentage, 19 fois sur 20.

La situation ne surprend pas le politologue Frédéric Boily : Considérant ce qui s’est passé dans les dernières années et l'établissement de la taxe carbone qui a été mal reçu dans les deux provinces, on s’aperçoit qu’il y a un mouvement de réaction contre certaines politiques gouvernementales.

D’après M. Boily,  le sentiment d’insatisfaction dans les deux provinces a augmenté considérablement depuis l’arrivée de Justin Trudeau au pouvoir, en 2015.

C'est aussi en Alberta et en Saskatchewan que le nombre de participants qui croient que l'appartenance au Canada nuit le plus à leur province est le plus élevé : 29 %, comparativement à 24 % au Québec.

Selon le politologue, ces données témoignent aussi du fait que les Saskatchewanais et les Albertains ont l’impression que les politiques économiques d’Ottawa ne répondent pas à leurs besoins, mais plutôt à ceux du Québec et de l’Ontario.

Néanmoins, c'est encore au Québec qu'on trouve le plus grand nombre de répondants qui croient que leur province devrait se séparer du reste du Canada, soit 28 %. En Alberta et en Saskatchewan, 25 % et 18 %, respectivement, des gens sont du même avis.

Par ailleurs, Abacus a découvert des distinctions entre ce qui motive la séparation au Québec, d'une part, et en Alberta et en Saskatchewan, d'autre part.

Ainsi, les souverainistes québécois perçoivent à 72 % les changements climatiques comme étant une crise nécessitant des actions immédiates, alors que 14 % de ceux de l'Ouest canadien sont d'accord sur ce point. Dans ces deux provinces, 86 % des souverainistes définissent les changements climatiques comme étant un phénomène inévitable ou un canular, selon Abacus, comparativement à 28 % de ceux du Québec.

C’est extrêmement difficile en matière de lutte aux changements climatiques, d’avoir une plateforme qui puisse satisfaire toutes les régions du pays, explique Frédéric Boily. Pour les partis politiques, il s’agit de prendre une décision et de se dire qu’il y aura des pertes électorales dans certaines provinces si l’on préconise tel ou tel type de mesure.

Au Québec, 39 % des répondants se disant souverainistes considèrent que les immigrants sont un fardeau pour le Canada, alors que, chez les sympathisants souverainistes de l'Alberta et de la Saskatchewan, cette proportion s'élève à 62 %.

Les immigrants sont un bénéfice pour le Canada pour 61 % des souverainistes québécois et pour 38 % de ceux de l'Alberta et de la Saskatchewan.

Avec les informations de La Presse canadienne

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