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Zone d’intervention spéciale : un échéancier trop serré, selon des élus de l'Outaouais

Un agent dirige la circulation dans une rue inondée du village.

La rue Principale a été submergée à Saint-André-Avellin lors de la crue printanière (archives).

Photo : Radio-Canada / Antoine Trépanier

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Des élus de municipalités outaouaises incluses dans la Zone d’intervention spéciale (ZIS) à la suite des inondations printanières croient que l’échéancier pour acheminer leurs demandes de modifications au ministère des Affaires municipales et de l'Habitation est trop court.

La date butoir du 19 août, on la trouve trop près, a déclaré le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière, en entrevue à l’émission Les matins d’ici.

Chez nous, les inondations sont récurrentes. Ça ne veut pas dire que les maisons sont nécessairement inondées, mais on est en mode surveillance tous les ans, a-t-il soutenu. Le maire Carrière indique que certains de ses résidents qui se trouvent dans la ZIS ne devraient pas y être.

Par ailleurs, selon lui, c’est sûr qu’il y a des résidents qui ne sont pas au courant que leur résidence est située dans cette zone qui impose un moratoire sur les travaux de construction et de rénovation.

Un homme en veston devant une rivière gonflée.

Le maire de Saint-André-Avellin, Jean-René Carrière (archives).

Photo : Radio-Canada

Le maire Carrière a raconté avoir parlé à certains résidents dont les terrains n’étaient pas inclus dans la première version de la carte, mais qui finalement se retrouvent dans la deuxième mouture sans que les résidents en soient informés.

Pourquoi demander d'enlever une maison ou de la mettre dans la ZIS quand elle n’a pas été inondée?

Une citation de :Jean-René Carrière, maire de Saint-André-Avellin

Le maire estime qu’il y a un gros manque d’information parmi les citoyens pour savoir si les résidences se trouvent ou non dans la ZIS et quelles en sont les répercussions.

Pour répondre à cela, M. Carrière organisera une séance d’information dans sa municipalité avant le 19 août, voir même avant le 15 août, pour s’assurer que le travail et l’information puissent être acheminés à Québec à l’intérieur du délai prescrit.

La situation est semblable à Fort-Coulonge, où l’administration municipale évalue toujours les modifications à effectuer à la ZIS.

C’est sûr qu’à Fort-Coulonge, on comprend mal pourquoi on est dans la ZIS puisqu’on n’a jamais été inondé avant, a plaidé le maire Gaston Allard.

Gaston Allard, en entrevue à l'extérieur.

Le maire de Fort-Coulonge, Gaston Allard (archives).

Photo : Radio-Canada

C’est la première fois qu’il arrive quelque chose de cette envergure-là.

Une citation de :Gaston Allard, maire de Fort-Coulonge

Le maire Allard envisage de demander au ministère des Affaires municipales de retirer complètement sa municipalité de la ZIS. Il doute cependant du succès de cette option. Il y a définitivement une ouverture du gouvernement pour faire des modifications. De là à retirer le village au complet, je ne sais pas, a-t-il reconnu.

Selon M. Allard, 2019, c'est une année exceptionnelle, alors on n'a pas d'affaire dans la ZIS.

Inclure ou exclure?

Si certains résidents souhaitent que leur résidence soit retirée de laZIS, d’autres souhaitent au contraire que leur domicile y soit intégré, a affirmé le maire Jean-René Carrière.

Selon lui, des résidents épuisés ou âgés qui ont été aux prises avec des problèmes de refoulements d’égout relativement intenses souhaitent que leur terrain fasse partie de la zone.

Il faut voir clair dans tout ça. Il faut être réaliste. Il faut être juste. Il y a un gros travail [à faire] et dans notre cas, c’est beaucoup du cas par cas, a-t-il soutenu.

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