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Les disparitions non résolues, un travail continu de la police

Un couple.

Nick Masee, un banquier à la retraite, et son épouse, Lisa, ont disparus le 11 août 1994.

Photo : Offerte par la famille

Geneviève Lasalle

Lors d’une conférence de presse de la Gendarmerie royale canadienne (GRC), la famille de Nick et Lisa Masee, un couple de Vancouver disparu en 1994, a offert une récompense monétaire à quiconque aurait des informations permettant de faire avancer l’enquête non résolue.

Malgré les 25 années passées depuis leur disparition, les agents de la GRC de North Vancouver n’ont jamais cessé de fouiller les mystères entourant cette étrange affaire. Mais comment s’y prennent-ils?

Une vaste tâche

Des outils de laboratoire.

La plus grande avancée technologique en matière d'enquête moderne est l'analyse des données d’ADN, dit le sergent Martin Guay de la GRC.

Photo : Unsplash / Ousa Chea

Un soir d’été, Nick et Lisa Masee partageaient une bouteille de vin dans un hôtel cossu de Vancouver. Ils n’ont jamais été revus depuis. Les enquêtes de personnes disparues depuis une aussi longue période de temps sont généralement complexes et le manque de preuves ou d’informations rend leur résolution ardue.

Selon le sergent Martin Guay de la GRC, ces dossiers « froids » sont assignés à un agent ou une équipe spécialisée qui périodiquement, révise les faits. Une vaste tâche à accomplir.

Environ une fois par an, les enquêteurs contactent les voisins de l’époque, les membres de la famille, les amis, et même parfois les suspects potentiels, pour chercher à obtenir de nouvelles informations. Avec le temps, il arrive que les gens et les relations évoluent, explique le sergent Guay.

Une personne qui était craintive de parler à la police il y a 15 ou 20 ans est maintenant peut-être plus à l'aise de nous parler.

Sergent Martin Guay, Gendarmerie royale du Canada

Disparaitre en 1995 vs en 2019

Des messages cryptés visibles sur un écran d'ordinateur.

Le principal avantage pour les enquêteurs d’aujourd’hui est l’accès à l’information, selon la GRC.

Photo : iStock

Les preuves relatives à la disparition de Nick et Lisa Masee n'ont jamais suffi à affirmer de manière concluante qu'ils ont été victimes d'un crime , explique le Sergent DeVries de la GRC de North Vancouver.

Le principal avantage pour les enquêteurs d’aujourd’hui par rapport à ceux de l’époque est l’accès à l’information, selon le sgt Guay. En 1995, il n’y avait pas de médias sociaux, Internet en était à ses premiers pas, les banques de données étaient restreintes, la possibilité d’acheter une maison sans une enquête de crédit était possible, dit-il.

Aujourd’hui, toutes les informations sont reliées.

Sergent Martin Guay, de la GRC

La plus grande avancée technologique est l'analyse des données d’ADN, explique le sgt Guay. C’est ce qui nous aide le plus. Mais les médias sociaux permettent également de rejoindre le public lorsqu’il est question de demander son assistance. Ces appels à la population génèrent un nombre considérable d’informations, selon lui.

Des disparitions parfois « planifiées »

Une main tend une passeport canadien.

Le sgt Guay a enquêté des cas de disparition où la personne s’était enfuie volontairement, et ne souhaitait pas être retrouvé par la famille.

Photo : La Presse canadienne / Sean Kilpatrick

Les cas d’adultes portés disparus peuvent être plus compliqués que ceux des enfants, croit le sergent Guay. Les deux plus grandes possibilités sont qu’ils aient été victimes d’un enlèvement ou d’un meurtre, ou qu’ils aient disparu volontairement.

Au cours de sa carrière, le sgt Guay a enquêté sur des cas de disparition où la personne s’était enfuie dans un autre pays, et ne souhaitait pas être retrouvé par la famille. « Il faut respecter ce choix, » dit-il.

Continuer pour la famille

Le plus vieux dossier sur lequel a travaillé M. Guay date des années 1950. Jusqu’à ce jour, le dossier est ouvert.

Malgré les années qui passent, la résolution de ces enquêtes reste importante pour la famille, selon lui. Il affirme que la plupart des corps policiers au Canada gardent le contact avec les familles, non seulement pour des raisons d’enquête, mais aussi afin de les tenir informées.

C’est important de résoudre ces dossiers-là, pour donner à la famille la chance de faire son deuil et de passer à autre chose. 

Sergent Martin Guay, de la GRC

Colombie-Britannique et Yukon

Crimes et délits