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Le premier sondage national des personnes transgenres et non binaires au Canada est ouvert

L'équipe de chercheurs de Trans PULSE Canada.

L'équipe de chercheurs de Trans PULSE Canada est formée de personnes à travers le pays. Elle tente d'obtenir des données qualitatives et quantitatives sur la population transgenre et non binaire du Canada.

Photo : Facebook / @Trans PULSE Canada

Mugoli Samba
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Trans PULSE Canada a lancé le premier sondage pancanadien de personnes transgenres et non binaires au pays. Le projet de recherche communautaire tente de recenser les expériences des personnes s’identifiant de cette manière pour obtenir des données quantitatives et qualitatives.

Nous voulons avoir le pouls de ce qui se passe au sein de la communauté transgenre et non binaire au pays, explique Moomtaz Khatoon, chercheur associé de Trans PULSE Canada basé à Vancouver.

Une affiche faisant la promotion du sondage de Trans PULSE Canada.

Le sondage de Trans PULSE Canada est ouvert aux personnes âgées de 14 ans et plus au Canada.

Photo : Source : Trans PULSE Canada

Selon les chercheurs, la Saskatchewan, le Québec, le Nouveau-Brunswick et plusieurs autres provinces et territoires n'ont aucune source de données sur les personnes trans et non binaires de tous âges.

Le manque de données ou l'effacement informationnel pose une menace grave au bien-être de ces personnes au Canada, explique Greta Bauer, cochercheuse principale.

Pourquoi tenteriez-vous de créer des politiques pour [protéger] un groupe si vous ne croyez pas qu’il existe?

Une citation de :Greta Bauer, cochercheuse principale, Trans PULSE Canada

Ce cycle d'effacement a donc permis de maintenir l'invisibilité des personnes transgenres , ajoute Mme Bauer.

En 2009, Trans PULSE Ontario [maintenant Trans PULSE Canada] a mené une étude auprès de 433 personnes transgenres ontariennes. Ses résultats furent cités plusieurs fois dans la Politique sur la prévention de la discrimination fondée sur l'identité sexuelle et l'expression de l'identité sexuelle de la Commission ontarienne des droits de la personne, publiée en 2014. Elle sécurise entre autres le droit des personnes transgenres.

Le nouveau sondage inclut également les personnes non binaires, qui étaient exclues en 2009 parce que le vocabulaire n'était pas encore existant. Une personne non binaire a une identité sexuelle qui ne correspond pas au sexe masculin ou féminin.

Elle se définit en dehors de la dualité homme-femme.

Le sondage cherche à connaître plusieurs données, dont l'âge et l'identité de genre des répondants, mais aussi leurs expériences dans le milieu du travail, le système de santé, ou avec des membres de famille.

Lorsque les résultats seront rendus publics, Greta Bauer espère qu'ils serviront d'outil pour les personnes transgenres et non binaires, les militants et des chercheurs.

Une personne peut se rendre dans un centre de santé qui tente de l'isoler dans son expérience et dire que non, en fait, les statistiques démontrent que 32 % des personnes transgenres vivent aussi cette expérience, par exemple, dit-elle.

Moomtaz Khatoon en gros plan.

Moomtaz Khatoon est un chercheur associé au sein de l'équipe Trans PULSE Canada basé à Vancouver.

Photo : Radio-Canada

Avec une vision nationale, le sondage de Trans PULSE sera le premier en son genre. Il vise également neuf groupes pour lesquels des données sont presque inexistantes, dont les personnes transgenres et non binaires autochtones et immigrantes.

Nous devons amasser ces données comme un document historique, parce que nous sommes en train de capturer l’histoire.

Une citation de :Moomtaz Khatoon, chercheur associé, Trans PULSE Canada

Pour Michel Dorais, sociologue de la sexualité à l’Université de Laval dans le domaine depuis plus de 30 ans, il était temps qu'une recherche de ce calibre ait lieu au Canada.

Dans toutes les recherches LGBT, il y a quelques personnes trans. Mais d’avoir une recherche qui porte exclusivement sur les personnes trans, sur les réalités trans... Il était temps.

Ça va donner un portrait beaucoup plus réaliste que si l'on s’en tient qu’aux petites recherches, ajoute-t-il.

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