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Vol de données à Capital One : le fédéral demande une enquête

Bill Morneau.

Bill Morneau, ministre des Finances du Canada

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

Très préoccupé par l’important vol de données personnelles survenu chez Capital One, qui touche 6 millions de Canadiens, le ministre fédéral des Finances Bill Morneau a demandé au Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) d’ouvrir une enquête afin de comprendre la situation et de prendre les mesures appropriées.

Il invite également les Canadiens touchés à communiquer immédiatement avec Capital One. Environ un million de numéros d’assurance sociale auraient été compromis.

Capital One est également soumis au régime fédéral canadien sur la protection de la vie privée, qui a déjà fait l'objet de mesures de renforcement. Tout manquement à s'y conformer pourrait entraîner des sanctions importantes.

Bill Morneau, ministre des Finances, sur son compte Twitter

Du côté des conservateurs, le député et porte-parole de l’opposition fédérale en matière de sécurité publique, Pierre Paul-Hus, approuve l’initiative du gouvernement.

Il soutient que la réunion d’urgence que les conservateurs ont demandée il y a quelques semaines pour faire le point sur le vol de données chez Desjardins, qui a touché plus de 2,9 millions de membres, a sûrement contribué à susciter une réponse plus rapide du gouvernement cette fois.

Les données sont « le pétrole du 21e siècle », selon Éric Caire

En entrevue à RDI, le ministre québécois délégué à la Transformation numérique, Éric Caire, a reconnu que les fuites de données tant chez Desjardins que chez Capital One étaient inquiétantes.

Les données que possèdent les grandes institutions et les gouvernements sont des objets de convoitise, et il faut les protéger adéquatement.

Éric Caire, ministre délégué à la Transformation numérique

La réflexion qui s’impose à ce moment-ci, selon le ministre Caire, est de déterminer les leçons que l’on peut tirer de la situation et de trouver la façon de mettre en place des procédures pour protéger nos renseignements et rassurer les Québécois.

Il souligne d’ailleurs que le gouvernement caquiste a d’ores et déjà lancé un grand chantier pour consolider les centres de traitement de l’information du Québec, où les données sont physiquement stockées, afin de veiller à réduire le nombre de centres et à en augmenter la sécurité.

Éric Caire ajoute qu'une organisation consacrée à la cybersécurité sera mise sur pied au Conseil du Trésor, ce qui augmentera significativement l’expertise québécoise dans le domaine, en offrant des protocoles aux ministères et aux organismes, ainsi mieux outillés pour réagir aux attaques.

La meilleure solution est d’éviter les intrusions, indique le ministre, mais la capacité de les détecter très rapidement quand elles surviennent et de limiter les dégâts est aussi importante.

Finalement, une révision du cadre législatif est également au menu, selon Éric Caire, afin de mieux identifier et authentifier les citoyens québécois. Le recours au numéro d’assurance sociale (NAS) et aux renseignements personnels pour établir notre identité nous met plus à risque qu’il ne nous protège, selon lui.

Le NAS pour « accélérer » l'examen de demande de crédit

Au Canada, Capital One fournit des cartes de crédit MasterCard aux magasins Costco et à la Compagnie de la Baie d’Hudson.

Fournir un numéro d’assurance sociale lors d’une demande de carte de crédit avec la Compagnie de la Baie d’Hudson n’est pas obligatoire, mais « votre NAS nous permet de vous distinguer d’autres personnes dont les renseignements sont similaires aux vôtres et accélère le processus d’examen de votre demande », indique le site web de l’entreprise. Le NAS est aussi facultatif dans le formulaire de carte de crédit en ligne de Costco.

La plupart des informations obtenues concernaient des consommateurs et de petites entreprises ayant demandé une carte de crédit entre 2005 et le début de 2019, a indiqué l’émetteur de cartes de crédit dans un communiqué. Les informations régulièrement collectées comprenaient les noms, adresses, codes postaux, numéros de téléphone, dates de naissance et revenus.

Capital One a précisé que les personnes concernées seraient avisées au moyen de « divers canaux ». Toutes les personnes touchées recevront également un service gratuit de surveillance du crédit et une assurance contre le vol d’identité, y compris les Canadiens, a confirmé une porte-parole de l’entreprise.

Avec les informations de La Presse canadienne

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