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Une carte montre les zones d'épandage du glyphosate au Nouveau-Brunswick

Un tracteur épand du glyphosate sur un champ de blé.

L'épandage de glyphosate est monnaie courante dans les champs de blé canadiens.

Photo : Radio-Canada

Jessica Savoie

L'organisme InfoForêt, composé de scientifiques, de représentants gouvernementaux et de l'industrie forestière, publie sur son site web une carte des zones où l'herbicide controversé glyphosate sera épandu cet été au Nouveau-Brunswick. Le Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick l'a jointe à une pétition réclamant l'arrêt de l'épandage.

Plus de 35 000 personnes ont déjà signé cette pétition.

La carte montre des cercles de couleur orange.

InfoForêt a publié cette carte des zones d'épandage. Le Conseil de conservation fera des mises à jour pour que les gens sachent si l'arrosage se fait près de sentiers pédestres, de lacs ou de rivières et près de collectivités.

Photo : Conseil de conservation du Nouveau-Brunswick

Le député du Parti vert Kevin Arseneau habite Rogersville, où il exploite avec sa famille une ferme agricole. Il n'est pas du tout enchanté d'apprendre que le glyphosate, classé cancérigène probable par un comité de l'Organisation mondiale de la santé, sera épandu près de sa communauté, le long des lignes de transmission d'électricité.

Selon lui, la province devrait imiter le Québec et embaucher des travailleurs forestiers pour le nettoyage des abords des lignes de transmission, au lieu d'utiliser des produits chimiques pour tuer les plantes.

Un corridor de lignes de transmission

Le député de Kent-Nord ne comprend pas pourquoi le Nouveau-Brunswick n'imite pas le Québec qui embauche des travailleurs forestiers pour nettoyer les corridors des lignes de transmission de l'électricité.

Photo : Radio-Canada

Ce sont des compétences qu'on a déjà dans nos régions rurales. Ici, à Rogersville, on a plusieurs équipes de débroussaillage et qui ont de la machinerie qui n'est pas utilisée à l'année , affirme l'ancien président de la Société de l'Acadie du Nouveau-Brunswick.

M. Arseneau s'inquiète comme bien d'autres des répercussions du glyphosate sur la santé humaine.

L'effet sur la santé humaine, mais aussi la santé animale, est connu. Et c'est une virulente attaque à la biodiversité. On a une forêt tellement riche au Nouveau-Brunswick, une forêt mixte, lance-t-il.

Il dit avoir abordé cette question à l'Assemblée législative une quinzaine de fois, sans réussir à en faire une priorité du gouvernement.

Ce qu'on lui avait demandé [au gouvernement Higgs], du moins pour une première année, [c'était] de refuser de signer les permis [d'arrosage] près des bassins versants, ce qui n'a pas été fait. Ça n'a pas été respecté par le gouvernement, dit le député vert.

Appelé à réagir, le gouvernement Higgs a répondu que les permis d'arrosage avaient déjà accordés pour cette année.

Selon Kevin Arseneau, la pétition qui circule en ce moment est la preuve que les Néo-Brunswickois sont inquiets et que le gouvernement ne devrait pas tarder à agir dans ce dossier.

Il est devant un champ.

Kevin Arseneau, député du Parti vert du Nouveau-Brunswick

Photo : Radio-Canada / René Landry

La population demande qu'on arrête [d'arroser].

Kevin Arseneau, député du Parti vert

Le gouvernement du Nouveau-Brunswick consacre environ 2,4 millions de dollars à son programme de gestion de la végétation sur des terres de la Couronne. Il précise que les permis d'arrosage s'accompagnent de règles qui doivent être suivies pour assurer la protection de la santé publique, des sources d'eau potable, des municipalités et de l'environnement en général.

Mais pour Kevin Arseneau, les risques ne valent pas le coup.

On est en train de complètement éradiquer cette richesse-là [les forêts] pour la remplacer par une monoculture de bois, et ce pour certaines compagnies comme Irving, soutient le député.

Selon un reportage de Sophie Desautels

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