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Des chercheurs et producteurs veulent « ramener la patate au goût du jour »

Des pommes de terre sur un étal.

Au Canada, 67 % des pommes de terre sont transformées, 21% sont consommées fraîches et 14% sont utilisées pour les semences.

Photo : iStock

Chloé Dioré de Périgny

La 103e réunion de l'Association américaine de la pomme de terre (PAA) a commencé dimanche à Winnipeg où des chercheurs nord-américains et mexicains se rencontrent pour aborder de nouvelles façons de stimuler le marché de la patate.

 Il s’agit de la ramener au goût du jour, la présenter un peu mieux pour l’adapter au mode de vie des gens d’aujourd’hui, explique André Gagnon, le président de Progest 2001, une entreprise de recherche et développement en agriculture.

Depuis des décennies, la consommation de pomme de terre fraîche décline en Amérique du Nord. Elle a graduellement été remplacée par d’autres féculents, tels que le quinoa ou le riz.

Si elle reste toutefois un aliment prisé, c’est grâce à l’industrie de la transformation. À l'échelle du pays, 67 % des pommes de terre sont en effet commercialisées sous forme de frites surgelées ou des croustilles par exemple.

Les chercheurs, producteurs et entrepreneurs discuteront à l'hôtel Delta jusqu'à vendredi de nouvelles perspectives de production et d'exploitation des pommes de terre. Le but étant de satisfaire les consommateurs et d'augmenter la consommation de l'aliment.

Une entreprise québécoise a déjà développé une pomme de terre parfumée, au goût de beurre ou de saveurs florales.

Un faux-ami dans l’assiette?

La pomme de terre est souvent considérée comme faisant partie du trio à éviter pour perdre du poids : pâtes, patates et pain. André Gagnon nuance toutefois ces fausses-impressions. Le producteur estime que la pomme de terre est un aliment très sain, riche en fibre et en potassium.

D’où vient cette pensée? Ça vient de tout ce qu’on met sur la pomme de terre, crème sure, beurre, friture, etc. [...] C’est une mauvaise impression compte tenu des cuissons et de tout ce qu’on met sur une patate au four, rétorque-t-il.

Avec les informations d'Ezra Belotte-Cousineau

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