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Accidents d’aéronefs : plaidoyer pour des balises de détresse plus performantes

Lampe rouge sur un aéronef.

Les balises de détresse envoient un signal radio après un impact, ce qui permet d'aider les secours à localiser l'appareil.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada

L’Association canadienne des pilotes et propriétaires d’aéronefs estime que les balises de détresse qui se trouvent dans la majorité des appareils au Canada posent problème.

Après un impact, les balises, appelées ELT, envoient un signal par radiofréquence avec un certain nombre d’informations. Mais quand elles sont endommagées ou quand elles sont submergées, elles ne se déclenchent pas.

Selon l’Association, ces balises ne fonctionnent que dans 62 % des cas. Donc, une fois sur trois, les victimes d’accidents sont coupées du monde.

Selon le président de l’Association, Bernard Gervais, la technologie des ELT est complètement dépassée.

Il y a plusieurs avions, plusieurs aéronefs qu’on n’a pas encore retrouvés au pays […], des gens dont on n’a pas retrouvé les corps encore, à cause des ELT qui ne sont pas déclenchées.

Bernard Gervais, président de l'Association des pilotes et propriétaires d'aéronefs

M. Gervais demande donc à Ottawa de se tourner vers une nouvelle technologie, en l’occurrence les balises satellitaires ADSB. Elles sont plus fiables et sont utilisées par les compagnies commerciales. Ces balises dotées d’une nouvelle technologie coûtent environ 2000 $.

Or, Transports Canada a une autre vision. Dans un communiqué, l’organisme fédéral « propose de rendre obligatoire l’utilisation d’une balise ELT de 406 mHz pour tous les aéronefs canadiens […]. En mettant en œuvre cette mesure, on estime, pour les années 2018 à 2032, parvenir à sauver la vie d’environ 205 personnes. »

M. Gervais est d'avis qu’il n’y a pas de temps à perdre. Les accidents qui sont survenus ces dernières années devraient servir à changer les choses.

Avec les informations de Sébastien Desrosiers

Prévention et sécurité

Justice et faits divers