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Ottawa s'inquiète de la détention de manifestants avant les élections à Moscou

Des manifestants sont allongés par terre, des policiers les encerclent.

La police a confirmé qu'elle avait arrêté 1074 personnes lors de la manifestation d'opposition samedi dernier.

Photo : Associated Press / Pavel Golovkin

Radio-Canada

Le gouvernement canadien se dit « gravement préoccupé par la détention de plus de 1000 manifestants pacifiques avant la tenue des prochaines élections à Moscou ».

Sur son compte Twitter, Affaires mondiales Canada indique que « la liberté de réunion et d’expression sont des droits fondamentaux et sont inscrits dans la Constitution ». Ottawa appelle les autorités russes « à respecter ces droits et à s’abstenir de toute violence ».

L'Allemagne a, de son côté, réclamé la libération des manifestants et a dénoncé du même souffle l'usage disproportionné de la force par les autorités russes.

Samedi dernier, les médias rapportaient l’arrestation de plus de 1000 personnes à Moscou lors d’une manifestation non autorisée devant la mairie. Les protestataires réclamaient des élections libres, et ce, malgré le durcissement de la répression contre l'opposition ces derniers jours.

Les forces policières ont procédé à des arrestations massives. La police de Moscou a confirmé qu'elle avait arrêté 1074 personnes. Des dizaines d'entre elles ont par ailleurs été arrêtées avant même le début de l'événement.

Les figures de l'opposition ont été particulièrement ciblées. Ces dernières reprochent au pouvoir le rejet des candidatures indépendantes aux élections municipales prévues le 8 septembre.

Le gouvernement de Vladimir Poutine invoque des vices dans la collecte des signatures nécessaires pour justifier cette décision. Or, il s'agit d'irrégularités fabriquées de toutes pièces, selon les candidats exclus.

Les élections dans la capitale s’annoncent compliquées pour le pouvoir, qui comptait sur la popularité du président Vladimir Poutine. Mais ce dernier semble en perte de vitesse depuis sa réélection l'année dernière.

Cette dernière manifestation fait suite à un rassemblement ayant réuni 22 000 personnes le 21 juillet, du jamais vu depuis la contestation de 2012.

Avec les informations de Agence France-Presse

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