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  • 2009 : la grève des éboueurs laisse des traces à Toronto

    Une boîte à ordure est pleine à déborder en pleine grève des éboueurs de Toronto en juillet 2009.

    Il y a 10 ans, une grève des éboueurs frappait Toronto en plein été.

    Photo : Radio-Canada

    Radio-Canada

    À la fin de juillet 2009, les éboueurs de Toronto, après une grève de 39 jours, reprennent le travail. Nos reportages montrent que les Torontois se sont alors remis à mieux respirer, même si le conflit a laissé des traces difficilement effaçables.

    À Toronto, les cinq semaines de débrayage continuent de faire leur œuvre. Mais les Torontois peuvent espérer de respirer mieux avec la fin du conflit à l’horizon.

    Christian Grégoire

    Une grève incommodante

    Le 22 juin 2009, plus de 24 000 employés de la Ville de Toronto — parmi eux les éboueurs — déclenchent une grève.

    Les employés municipaux quittent leur travail parce qu’ils sont furieux.

    L’administration du maire David Miller, outre des offres salariales jugées insatisfaisantes, a décidé d’annuler certains acquis existant dans leur convention collective.

    Téléjournal, 22 juin 2009

    Le 22 juin 2009, l’animatrice du Téléjournal Céline Galipeau s’entretient avec le journaliste Christian Grégoire qui est à Toronto.

    Le journaliste souligne que la grogne s’est vite installée chez les Torontois.

    En plus des ordures qui ne sont plus ramassées, ce sont les garderies et les stationnements gérés par la Ville qui ne fonctionnent pas.

    Les Torontois craignent que l’absence de collecte des ordures durant la saison chaude n'entraîne des odeurs nauséabondes.

    Les citoyens de Toronto se souviennent aussi de la « grève des ordures » qui avait frappé la Ville Reine en juillet 2002.

    C'est aussi le sentiment d'être une autre fois pris en otages dans des négociations entre les autorités municipales et ses employés qui indispose nombre de citoyens.

    Téléjournal, 7 juillet 2009

    Après 16 jours de conflit, la grève cause de plus en plus de désagréments aux résidents de Toronto, comme le montre la journaliste Geneviève Côté dans un reportage présenté le 7 juillet 2009 au Téléjournal.

    Les ordures s’amoncellent. Les autorités municipales doivent ouvrir des sites d’entreposage des ordures temporaires d’urgence.

    La vermine se fait de plus en plus présente et plusieurs craignent pour la santé publique de la population torontoise.

    Les répercussions d’une grève

    Je crois que cette grève a été très mal gérée.

    Un Torontois

    Téléjournal, 4 août 2009

    Le journaliste Alex Boissonnault, dans un reportage présenté au Téléjournal le 4 août 2009, confirme que les employés municipaux sont retournés au travail ce jour-là.

    Le journaliste souligne que ces derniers, après six semaines de piquetage, étaient heureux de revenir à leurs postes même si une tâche colossale de nettoyage les attendait.

    Quant aux résidents de la Ville de Toronto, leurs sentiments étaient partagés.

    Plusieurs étaient contents que leur ville retrouve enfin sa propreté légendaire.

    D’autres cependant déploraient les concessions faites aux syndicats par le maire Miller. À l’hôtel de ville, plusieurs conseillers ont blâmé l’administration pour sa mollesse dans la gestion de la crise.

    Même une fois réglé, ce conflit a laissé des traces.

    Au scrutin municipal de 2010, Rob Ford a été élu maire de Toronto.

    Le ressentiment de certains citoyens envers la gestion des grèves des éboueurs de 2002 et de 2009 a probablement été un des facteurs de sa victoire.

    Parmi les actions entreprises par le maire Rob Ford durant son mandat, mentionnons son combat pour retirer la sécurité d’emploi aux cols bleus de Toronto et la privatisation partielle de la collecte des ordures dans la Ville Reine

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