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De la poussière de bois de la papetière White Birch se répand dans Limoilou

Une personne tient avec ses deux mains de la poussière de bois.

De la poussière de bois s'est retrouvée un peu partout dans une partie du quartier Limoilou.

Photo : Initiative citoyenne Vigilance Port de Québec

Fanny Samson

Des résidents de Limoilou ont constaté ces derniers jours la présence d’une poussière blanchâtre sur leur propriété, une substance qui s’avère être de la fibre de bois provenant de la papetière White Birch.

Le groupe Initiative citoyenne vigilance Port de Québec, créé à la suite de l’épisode de poussière rouge du 26 octobre 2012, a été alerté par des citoyens qui se questionnaient sur la provenance de cette poussière.

Une citoyenne a finalement entamé des démarches. C’était un incident qui s’était produit à la White Birch et qui avait remis en liberté dans l’atmosphère de la fibre de bois, précise Véronique Lalande, porte-parole de l’Initiative citoyenne vigilance Port de Québec.

La fibre de bois s’est répandue sur plusieurs artères du quartier Limoilou, notamment sur le boulevard des Capucins jusqu’au chemin de la Canardière.

La cause serait liée à un bris mécanique. Véronique Lalande se demande pourquoi les citoyens n’ont pas été informés.

Comment se fait-il que ce soit les citoyens qui doivent se manifester alors que les autorités sont au courant, c’est selon nous à eux d’informer la population qu’il s’est passé quelque chose, dénonce-t-elle.

Aucun impact sur la santé

Sur Facebook, la conseillère municipale de Limoilou, Suzanne Verreault, souligne qu’il n’y aurait eu qu’une seule plainte liée à cet incident. Elle ajoute également que le coût du nettoyage sera remboursé à la Ville par l’entreprise.

Le ministère de l'Environnement et la direction de la Santé publique ont confirmé qu'il n'y avait aucun impact sur la santé. Le seul citoyen qui m'a transmis une plainte directement a reçu le résumé des actions relatives à cet incident, ajoute-t-elle.

De la fibre de bois était visible le long de certains trottoirs.

De la fibre de bois était visible le long de certains trottoirs.

Photo : Initiative citoyenne Vigilance Port de Québec

Informer les citoyens d’abord

Véronique Lalande n’est pas satisfaite de cette réponse. Elle aurait préféré que les citoyens soient d’abord informés sur cet incident.

Il se passe plein de choses et on n’est jamais mis au courant, parce que même quand c’est évident, même quand visuellement on s’en rend compte, les autorités gèrent ça entre eux et n’informent pas la population, déplore-t-elle.

Elle croit aussi qu’une communication transparente aurait pu rassurer les citoyens.

La citoyenne Véronique Lalande

La citoyenne Véronique Lalande

Photo : Radio-Canada

Même si la Ville de Québec gère une partie du nettoyage, le reste demeure entre les mains des citoyens touchés, déplore-t-elle.

La plus grande partie du nettoyage qui a dû être fait, c’est les citoyens qui l’ont assumé, dit-elle.

Sept ans après l’épisode de la poussière rouge, Véronique Lalande sent que la situation stagne. Il a fallu que ce soit à ce point important et visible et que des citoyens qui se manifestent auprès des autorités pour que là on daigne leur dire qu’effectivement il y avait quelque chose, dénonce-t-elle.

Avec les informations de Pascale Lacombe

Québec

Politique municipale