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L’échinococcose, une maladie qui se répand dans l’Ouest canadien

À gauche, une image du ver. À droite, un coyote.

Le ver Echinococcus multilocularis est devenu un parasite commun dans la faune de l'Ouest canadien, s'inquiètent des chercheurs de l'Université de Calgary.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Cette maladie parasitaire vient de loin, d’Europe plus exactement, mais elle est bel et bien en train de se répandre en Alberta et dans le reste de l’Ouest canadien. Causée par un ver, elle préoccupe la communauté scientifique, en partie parce qu’elle est potentiellement dangereuse pour les êtres humains.

La souche européenne du ténia responsable de la maladie porte le nom scientifique de Echinococcus multilocularis. C'est un ver solitaire plat qui infeste l’organisme des canidés comme les renards, les coyotes ou les chiens… Qui, à leur tour, peuvent contaminer indirectement les humains.

« Si vous êtes en contact avec les oeufs de ce ver, vous pouvez être infecté », prévient Claudia Klein, une chercheuse de l’Université de Calgary.

Elle fait partie de l’équipe de scientifiques qui a constaté que le parasite s’était aujourd’hui répandu dans l’ouest du Canada, alors qu’il n’avait jamais été observé avant 2012.

La souche européenne du ténia aurait, selon elle, traversé l'Atlantique avec des animaux importés du vieux continent.

Comment le ver peut-il passer d’un animal à l’humain?

Une fois qu’il prolifère dans l’organisme d’un coyote ou d’un chien, le parasite y pond des oeufs microscopiques qui se retrouvent dans leurs excréments.

Quiconque les manipule directement, ou les ingère par exemple en mangeant des fruits non lavés qui auraient été souillés, pourrait accidentellement être contaminé.

« Le problème, c’est que le parasite peut passer inaperçu pendant des années », explique la chercheuse. Pendant ce temps, le ver s'attaque au foie de son hôte, où il cause des tumeurs et d’importantes lésions.

« Pas traitée, la maladie entraîne la mort dans 90 % des cas », prévient la chercheuse. « La menace peut donc être grave pour les humains. »

Son laboratoire étudie actuellement les échantillons d'ADN des 14 personnes qui auraient été contaminées au Canada. Depuis 2016, 6 d’entre eux ont été rapportés en Alberta, aucun n’a été mortel.

« Il ne faut pas paniquer », nuance Claudia Klein, puisqu'on peut facilement se protéger du ténia en se lavant les mains et s'en débarrasser avec des médicaments antiparasitaires.

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