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Un couple du Nouveau-Brunswick reçoit Denise Bombardier

Les propos de Denise Bombardier sur les francophones hors Québec, tenus l'automne dernier à Tout le monde en parle, ont été très mal reçus.

Mélissa Cormier et Yves Doucet assis sur un sofa.

Mélissa Cormier et Yves Doucet.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

« Insulte », « mépris » ou encore « ignorance », les propos tenus en octobre dernier par l’auteure Denise Bombardier à l'émission Tout le monde en parle ont fait vivement réagir dans les communautés francophones hors Québec.

Huit mois plus tard, Mme Bombardier va à la rencontre des francophones du Manitoba, de l’Ontario et du Nouveau-Brunswick pour tourner un documentaire sur la francophonie canadienne. Elle souhaite notamment répondre à une question : existe-t-il une vitalité francophone à l'extérieur du Québec?

Vendredi matin, elle était chez un couple de Dieppe, au Nouveau-Brunswick. Nous avons rencontré Mélissa Cormier et Yves Doucet tout de suite après le passage de Denise Bombardier dans leur foyer.

Le couple a apprécié la visite de la polémiste. Elle était de très bonne humeur, parce que le soleil de l'Acadie fait du bien à tout le monde, plaisante Yves Doucet.

La vie quotidienne en français, le climat politique et la plus récente élection au Nouveau-Brunswick ont fait partie des sujets abordés par le couple d'Acadiens et Mme Bombardier. Malgré tout, relate M. Doucet, la visiteuse a encore besoin d'être convaincue.

Mélissa Cormier et Yves Doucet assis sur un sofa.

Mélissa Cormier et Yves Doucet, de Dieppe au Nouveau-Brunswick.

Photo : Radio-Canada

Ce que nous autres on avait à dire, de très honnête et de très simple, c'est qu'on vit en français - et on vit très bien en français. Elle n'a pas été capable de nourrir son point de vue pessimiste, croit Yves Doucet.

C'était juste important (...) de montrer que, oui, on a besoin de se battre, mais on n'est pas constamment en train de survivre.

Une citation de :Yves Doucet

J'espère que les yeux et la curiosité de Mme Bombardier vont être éveillés, dit Mélissa Cormier, en parlant du périple de la chroniqueuse du Journal de Montréal.

Malgré peut-être ce qu'on entend, la situation au Nouveau-Brunswick n'est pas si précaire que ça. Oui, il faut demeurer vigilant, mais on ne vit pas dans un mode de combat ou de stress constant. On vit notre francophonie de façon très aisée, puis très bien, et très privilégiée, affirme Mme Cormier.

Il y a beaucoup de Québécois qui malheureusement, à cause du pouvoir des médias, sont exposés seulement à la francophonie du Québec et, des fois, ne savent pas nécessairement ce qu'on vit, renchérit Yves Doucet. J'espère que ce documentaire va aussi leur montrer qu'on est là, qu'on a une vitalité.

Ça leur donnera le goût de venir nous visiter, conclut en souriant le Néo-Brunswickois.

Avec des renseignements de Marie-Hélène Lange

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