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Tramway : un contrat 8 millions plus cher que prévu accordé au seul soumissionnaire

Esquisse des parties souterraines du tramway.

Le tramway comptera deux parties souterraines.

Photo : Ville de Québec

Radio-Canada

Le comité exécutif de la Ville de Québec a octroyé un contrat de près de 30,4 millions de dollars au consortium de génie-conseil Tram-Innov pour le projet du tramway.

Le 18 juillet, le conseil exécutif a autorisé un contrat de 30 367 707 $ à Tram-Innov, le seul fournisseur ayant déposé une soumission et s'étant classé lors de l'analyse qualitative pour un contrat de génie-conseil. Or, la Ville estimait au départ devoir payer 22 596 972 $.

Dans la décision du conseil, disponible en ligne, on peut lire que le consortium aura comme mandat, entre autres, de participer au développement de la conception préliminaire et [à] la rédaction des exigences et devis techniques du projet de tramway. Tram-Innov devra aussi fournir un appui technique à l’obtention du décret environnemental, de même que superviser le chantier.

La Ville précise qu’au terme des négociations, Tram-Innov a révisé à la baisse sa soumission initiale d’environ 241 000 $ pour en arriver au prix final.

Le contrat s’échelonne de 2019 à 2026.

Le montant alloué à ce contrat s’inscrit dans une enveloppe de 215 millions prévue pour la phase de planification du projet de 3 milliards de dollars.

Un seul soumissionnaire

Tram-Innov a été le seul fournisseur à avoir déposé une candidature qui répondait au critère du contrat, selon la Ville.

Le groupe, basé à Québec, est composé de plusieurs entreprises, soit WSP Canada inc., CIMA+ s.e.n.c., HATCH ltée, St-Gelais Montminy & Associés Architectes S.E.N.C.R.L. et  DAOUST LESTAGE inc.

La Ville assure avoir contacté les autres fournisseurs sollicités. Or, ils ont décidé de ne pas déposer de soumission et ont fourni des informations pertinentes pour expliquer cette décision, selon la Ville.

Des coûts sous-estimés

Le vice-président du comité exécutif de la Ville de Québec, Rémy Normand, concède qu’il est difficile de bien évaluer les coûts dans un projet comme celui du tramway.

C’est un exercice difficile. L’évaluation d’un contrat dans des domaines nouveaux, du génie et de l’architecture pour du transport en commun, on n’avait jamais fait ça à la Ville de Québec.

M. Normand avoue que la Ville avait sous-estimé certaines exigences du contrat en matière de rigueur, d’expertise et d’échéancier. Il y avait des pénalités assez importantes, ajoute-t-il.

Interrogé pour savoir s’il existait des risques de collusion en raison d’un manque de concurrence, M. Normand ne fait pas de cachette.

Il y a toujours un risque. On sait que, dans le passé, il y a eu des expériences ailleurs. À la Ville de Québec, on a une réputation. Dès qu’il y a des éléments qui nous semblent douteux […] On n’hésite pas à faire appel avec les ressources appropriées, notamment les ressources policières.

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