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Pierre Karl Péladeau et le Groupe TVA poursuivent La Presse

Pierre Karl Péladeau en conférence de presse.

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau

Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Radio-Canada

Le président et chef de la direction de Québecor, Pierre Karl Péladeau, et le Groupe TVA intentent deux poursuites distinctes contre La Presse. M. Péladeau réclame personnellement un demi-million de dollars au quotidien, à qui il reproche des « attaques répétées » à son endroit et au sujet de ses enfants. Il en a fait l’annonce vendredi sur son compte Facebook.

Les deux requêtes s’articulent autour d’un article de La Presse intitulé « Qui obtiendra la garde légale de Star académie? » et publié le 27 juin dernier.

Pour M. Péladeau, cet article « contient des diffamations fausses et dénote un manque d’objectivité flagrant » envers lui.

Pierre Karl Péladeau reproche à l’auteur de l’article, le journaliste culturel Hugo Dumas, « des insinuations fausses » lorsqu'il affirme que l’animatrice Julie Snyder avait été « congédiée en novembre 2016 ». Or, dit M. Péladeau, « TVA n’a pas congédié Snyder en novembre 2016, mais a plutôt annoncé le 4 novembre 2016 la fin de l’émission Le banquier que Julie Snyder animait, pour des considérations économiques ».

De l’avis de M. Péladeau, l’auteur de l’article insinue qu'il « aurait eu un rôle à jouer dans le soi-disant congédiement de Snyder en référant malicieusement à TVA comme ‘’la chaîne appartenant à Pierre Karl Péladeau, ancien conjoint de Julie Snyder’’ ».

L’article, dit-il, se veut « un point culminant de salissage s’étirant sur plusieurs années ».

Le patron de Québecor explique aussi que la concurrence « n’autorise personne à attaquer gratuitement qui que ce soit de manière aussi perverse et malveillante. Que ces attaques me visent est une chose, qu’elles visent mes enfants en est une autre ».

Expliquant les raisons de cette poursuite sur son compte Facebook, M. Péladeau ajoute que ces attaques dans La Presse ont eu lieu « avec l’assentiment de sa direction souvent convertie en père fouettard et fausse détentrice de l’éthique et de la morale ».

Je me dois de m'adresser aux tribunaux du Québec pour que soient sanctionnées ces opérations de dénigrement.

Pierre Karl Péladeau, PDG de Québecor

En réponse aux critiques dont il pourrait faire l’objet en intentant cette poursuite, M. Péladeau écrit : « Je m’en doute bien, d’aucuns m’accuseront de vouloir restreindre la liberté d’expression ou d’attaquer la capacité de chroniqueurs et de journalistes à faire correctement leur travail. Je ne serais pas surpris de voir les grands défenseurs de la bien-pensance, à l’image des trolls qui me suivent, se déchaîner ou dépasser les limites du rationnel ».

La poursuite en dommages au nom de Pierre Karl Péladeau a été déposée en Cour supérieure du Québec.

TVA à l’attaque

Par ailleurs, le Groupe TVA poursuit également La Presse pour un total de 85 000 $, estimant que le journaliste Hugo Dumas « avait clairement l’intention de créer un dommage à TVA ».

Le groupe  réclame 50 000 $ à titre de dommages et intérêts, en plus de 35 000 $ de dommages punitifs.

Dans sa demande, le Groupe TVA veut qu’il soit ordonné à La Presse de « retirer de toutes ses plateformes de diffusion » deux textes de M. Dumas, soit « Qui obtiendra la garde légale de Star Académie? » et « Julie Snyder, nouvelle reine de V ».

Contactée par Radio-Canada, La Presse n’a pas souhaité commenter. « Nous ne commentons pas les procédures en cours. Nous laissons le processus judiciaire suivre son déroulement », a précisé Florence Turpault-Desroches, directrice principale de l’information de La Presse.

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