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Le ministre de l'Environnement accusé d'infractions liées à des parcs éoliens

Une route à travers champs avec une énorme éolienne à droite

Une éolienne sur le bord de la route proche de la ville de Dover Center, Ontario

Photo : Radio-Canada / Nicolas Pham

Radio-Canada

Un juge de paix de la Cour de justice de l'Ontario a déterminé vendredi qu'il existe des « motifs raisonnables et probables » de croire que des infractions environnementales ont été commises par le ministre de l'Environnement de l'Ontario, le personnel du ministère et trois sociétés éoliennes industrielles.

Pattern Energy, Samsung et Engie Canada sont les trois entreprises impliquées dans cette affaire.

Les trois projets éoliens industriels concernés sont à Chatham-Kent.

Selon des documents judiciaires, les accusations concernent des actions qui ont cours depuis 2017.

Le ministre de l'Environnement de l'Ontario, Jeff Yurek, est accusé de ne pas avoir pris toutes les mesures raisonnables pour empêcher l'installation et l'exploitation d'éoliennes au parc éolien East Lake St. Clair, géré par Engie Canada et au parc éolien North Kent 1 géré par les groupes Pattern Energy et Samsung Renewable Energy qui jettent ou provoquent ou permettent le rejet de contaminants.

Ces contaminants comprennent le schiste noir et des métaux potentiellement dangereux.

Selon l'avocat qui représente les plaignants dans cette affaire, Eric Gillespie, il y a des motifs raisonnables et probables que des infractions à la Loi ontarienne sur la protection de l'environnement ont été commises.

Me Gillespie indique que les accusations ont été portées d'après les renseignements d'une résidente dont l'eau potable a été affectée par ces développements éoliens. Quand quelqu'un croit qu'une infraction a été commise, il peut s'adresser directement aux tribunaux, a-t-il expliqué.

Eric Gillespie a déclaré que si les accusés étaient reconnus coupables ou plaidaient coupables, les peines encourues pouvaient comprendre des amendes allant jusqu'à 100 000 dollars ou des périodes d'incarcération.

Le groupe de pression Water Wells First reproche depuis des années aux éoliennes du secteur de sécréter du sable, du limon et des fragments de schistes noirs qui se retrouvent ensuite dans l'eau potable des puits.

Les entreprises impliquées n'ont pas répondu aux demandes d'entrevues et le ministère de Jeff Yurek a communiqué que le ministre refuserait de commenter étant donné que l'affaire se trouvait devant les tribunaux.

Par ailleurs, le gouvernement de l'Ontario a annoncé la semaine dernière qu'il allait mener une enquête au sujet de la qualité de l'eau dans le secteur.

Les entreprises visées et le ministère de l'Environnement comparaîtront devant le tribunal à Blenheim le 14 août.

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Toronto

Environnement