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Des analystes saluent l’abandon de la réforme du marché de l’électricité

Vue sur des lignes électriques et des pylones.

Le gouvernement de l'Alberta compte abandonner la réforme du marché de l'électricité de l'ancien gouvernement néo-démocrate.

Photo : Radio-Canada

Radio-Canada
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Le gouvernement de l’Alberta a pris la bonne décision en abandonnant la réforme du marché de l’énergie des néo-démocrates, selon des analystes et des acteurs de l’industrie.

« [Cette réforme] n’était pas nécessaire », se réjouit Evan Bahry, directeur général de la Société indépendante des producteurs d’électricité de l’Alberta que la ministre de l’Énergie, Sonya Savage, a par ailleurs consulté avant de faire son annonce la veille. 

C’est un modèle auquel nous sommes habitués. Il force nos membres à se faire concurrence et il donne le pouvoir aux consommateurs.

Evan Bahry, directeur général de la Société indépendante des producteurs d’électricité de l’Alberta

Vincent Morales, analyste en économie propre à l'Institut Pembina, avait lui aussi plusieurs critiques par rapport à la réforme du NPD.

Pour ce dernier, le marché actuel avait permis de transférer le poids du risque qui pèse sur les épaules des consommateurs sur celles des investisseurs.

« Avec le marché [du NPD], on aurait fait exactement l’inverse », indique-t-il.

M. Morales pense tout de même que la province doit se tourner vers un autre marché de l’électricité pour mieux intégrer les innovations dans le domaine des énergies renouvelables.

On pense qu’il y a d’autres manières d'agir qui permettrait de garder un système fiable et abordable pour les Albertains en plus d’améliorer le service avec une électricité qui produit moins de gaz à effet de serre.

Vincent Morales, analyste en économie propre à l'Institut Pembina

Joseph Doucet, le doyen de la Faculté d'administration de l'Université de l'Alberta, est pour sa part satisfait du système en place.

Quelle différence?

Dans le marché actuel, les consommateurs paient uniquement l’électricité qu’ils utilisent en temps réel. Les prix varient en fonction de l’offre et de la demande. C’est le même principe que le marché du pétrole et du gaz.

La réforme du NPD serait venue ajouter un deuxième marché, nommé « marché de capacité ». En d’autres termes, les centrales électriques auraient, en plus, été payées à l’avance pour leur capacité de production.

Selon la précédente ministre de l’Énergie, ces changements n’auraient pas eu d’impact sur la facture des Albertains. L’ancien gouvernement souhaitait ainsi que le réseau électrique soit fiable, peu importe les circonstances, et qu’il fournisse de l’électricité sur demande en tout temps.

Pour mieux comprendre la réforme, Joseph Doucet fait une analogie avec le service de taxi : « Les chauffeurs sont payés pour les courses qu’ils offrent. En plus d’être payés pour les courses, ils seraient payés pour être disponibles et pour circuler ».

« Ce serait donc une incitation additionnelle pour un chauffeur de se présenter et d’être prêt à satisfaire la demande qui se présenterait sur le marché. »

Selon les néo-démocrates, ces avances d’argent auraient encouragé les entreprises à développer le réseau électrique.

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