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La guerre du gouvernement canadien contre le miel dilué

Une ruche, des abeilles, du miel et un bloc de cire d'abeilles.

Une ruche, des abeilles, du miel et un bloc de cire d'abeilles.

Photo : Radio-Canada / Brigitte Marcoux

Radio-Canada

Le gouvernement canadien a saisi près de 13 000 kg de miel falsifié au début du mois de juillet. Des apiculteurs conseillent aux Canadiens d’acheter leur miel localement afin d’éviter d’être floués par du miel plus sucré que la normale.

L'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a empêché près de 12 800 kg de miel falsifié d'entrer sur le marché canadien, soit une valeur de près de 77 000 $, peut-on lire dans un communiqué de l’ACIA.

La saisie survient dans le cadre d’une analyse ciblée de l’agence.

L'analyse ciblée menée par l'ACIA en 2018 sur 240 échantillons collectés partout au Canada a révélé que 78 % d'entre eux étaient du miel authentique, dont la totalité du miel qui était d'origine canadienne. Le reste des échantillons analysés contenait des sucres ajoutés, est-il possible de lire dans le communiqué également.

Les sucres ajoutés peuvent prendre la forme de canne à sucre, de sirop de maïs, de sirop de riz et de sirop de sucre de betterave. Ajouter des sucres au miel est contre la loi canadienne.

L’ACIA tient toutefois à préciser que ces résultats ne sont pas nécessairement représentatifs de l'ampleur de la falsification du miel dans l'ensemble du marché, puisque l'échantillonnage effectué ciblait les secteurs à risque.

Pas une surprise pour un apiculteur ontarien

Les chiffres révélés par l’analyse ciblée de l’ACIA sont loin d’étonner René Bertrand, un apiculteur de la région de Timmins, en Ontario.

Ce sont même des chiffres que je trouve bas, indique le président fondateur de l'Association des apiculteurs biologiques de Timmins.

L’homme affirme que si les gens veulent s’assurer que leur miel est naturel et sans sucre ajouté, qu’il est préférable qu'ils l'achètent au producteur le plus près de chez eux.

M. Bertrand trouve toutefois que le gouvernement n’adopte pas la meilleure stratégie pour contrecarrer le miel falsifié.

Le gouvernement devrait plutôt aider les apiculteurs et les agriculteurs avant.

René Bertrand, apiculteur

Selon l’apiculteur, le gouvernement manque d’expertise et de ressources pour tester tout le miel qui entre sur le marché canadien.

De son côté, l'ACIA affirme avoir pris les mesures nécessaires pour décourager toute récidive de miel falsifié à l'avenir.

Toronto

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