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Jeunes cyclistes de Kitcisakik : pédaler pour un avenir meilleur

Des jeunes Autochtones à vélo sur une route asphaltée.

Les jeunes cyclistes de Kitcisakik de passage en Ontario.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Tanya Neveu
Prenez note que cet article publié en 2019 pourrait contenir des informations qui ne sont plus à jour.

Les jeunes cyclistes de Kitcisakik ont parcouru plus de la moitié de leur trajet de 1600 kilomètres. Environ 10 jeunes et accompagnateurs ont quitté leur communauté située dans la réserve faunique La Vérendrye au début du mois de juillet pour sillonner les routes de plusieurs dizaines de villes et villages à travers le Québec et l'Ontario, en traversant les terres ancestrales algonquines.

Cette semaine, leur aventure les a menés au Témiscamingue. Le 24 juillet, à la mi-journée, ils font un arrêt à Laforce. À la recherche de l'ombre, ils racontent comment se passe leur périple.

Ils parcourent entre 50 et 100 kilomètres par jour dans des conditions météorologiques qui ne sont pas toujours évidentes. Ils affrontent aussi des parcours difficiles.

Des fois on a traversé quatre côtes de suite. Le vent, on pédalait souvent contre le vent. Et il y a aussi le soleil qui nous envahissait, raconte la responsable du groupe, Evelyne Papatie.

Des jeunes cyclistes autochtones profitent de l'ombre d'une table à pique-nique couverte d'un toit.

C'est l'heure de la pause pour les jeunes cyclistes de Kitcisakik de passage à Laforce, au Témiscamingue.

Photo : Radio-Canada / Tanya Neveu

Persévérance

Evelyne Papatie n'est pas seule sur son vélo. Elle traîne sa jeune fille, tout sourire, qui regarde défiler le paysage.

Dans sa jeunesse, Evelyne Papatie a elle-même vécu un voyage à vélo dans l'Ouest canadien. Une aventure qui a changé le cours de sa vie, confie-t-elle. C'est pourquoi elle a organisé ce périple.

Je regardais les jeunes dans ma communauté et je m'inquiétais de leur avenir. Je voulais leur faire vivre une expérience pour leur montrer qu'ils sont capables de vivre des hauts et des bas, indique-t-elle.

Une histoire de famille

Sa mère, Marie-Hélène Papatie, travaille à l'école de Kitcisakik. Elle pédale aujourd'hui pour sensibiliser les jeunes aux effets néfastes de l'alcool, des drogues et de la violence. Elle le fait aussi en mémoire de son fils qui s'est suicidé en 2017.

Aujourd'hui je pédale au nom de mon fils qui s'est suicidé. J'ai un message à transmettre, je voudrais dire aux gens que la vie est belle. Il y a de l'aide dans notre communauté pour les gens qui pensent au suicide.

Marie-Hélène Papatie

Les jeunes cyclistes sont âgés de 10 à 16 ans. C'est la première fois qu'ils mettent les pieds hors de leur communauté.

Davven Papatie, 14 ans, a décidé d'embarquer dans l'aventure pour honorer sa famille.

Pour rendre fiers mes parents, c'est ce que je veux. Tout ce que je vois c'est de la chicane et je n'aime pas ça, raconte le jeune cycliste.

Les jeunes cyclistes de Kitcisakik saluent l'accueil chaleureux reçu depuis le début de leur parcours. Ils devraient être de retour dans leur communauté le 6 août.

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