•  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

L'immigration et le multiculturalisme dans la ligne de mire de Maxime Bernier

Maxime Bernier.

Le chef du Parti populaire du Canada (PPC) Maxime Bernier

Photo : La Presse canadienne / Chris Young

La Presse canadienne

Frôlant à peine les 2 % dans les intentions de vote, Maxime Bernier a choisi mercredi soir d'enfoncer de nouveau le clou de l'immigration.

Le chef du Parti populaire du Canada (PPC) prononçait un discours devant des partisans réunis à Mississauga, en début de soirée mercredi.

Il s'est engagé à diminuer le nombre d'immigrants acceptés chaque année au Canada à 100 000, ou 150 000 tout au plus, s'il prend le pouvoir le 21 octobre, une perspective peu probable d'après les sondages.

Selon le texte de son discours, le chef du PPC a dit vouloir briser les tabous et débattre sans censure de l'immigration.

Une clôture pour bloquer le chemin Roxham

Il veut diminuer le nombre de réfugiés acceptés au Canada, construire une clôture pour bloquer le chemin Roxham et faire disparaître le programme qui permet la réunification avec les parents et les grands-parents d'immigrants.

Nous ne pouvons pas être l'État providence de la planète, a-t-il lancé.

Il a dénoncé « l'immigration de masse » et « le multiculturalisme extrême », affirmant que ces politiques mèneront à des « conflits sociaux et potentiellement à la violence ».

Il a identifié « l'islamisme ou l'islam politique » comme menace à « nos valeurs et notre façon de vivre ».

M. Bernier a promis de soumettre chaque candidat à l'immigration à une entrevue « face à face » avec un fonctionnaire canadien pour juger des valeurs du candidat et de son acceptation des « normes de la société » canadienne. Une promesse qui rappelle le test des valeurs caquiste.

Il a dit vouloir ainsi protéger les valeurs occidentales.

Il a cité un de ses candidats en Ontario, Salim Mansur, qui écrit que le multiculturalisme officiel est un « mensonge ».

Le plus grand vendeur de ce mensonge au Canada est bien sûr Justin Trudeau, a accusé Maxime Bernier. Un mensonge basé sur l'idée que toutes les cultures se valent, a-t-il dénoncé.

Les réfugiés doivent être sélectionnés

M. Mansur, dont le Parti conservateur d'Andrew Scheer n'a pas voulu, était à Mississauga pour présenter son chef. Dans une entrevue accordée la semaine dernière et diffusée sur YouTube, le candidat de London-Centre-Nord a affirmé que le Canada devient de plus en plus conforme à la charia.

Pour boucler cette boucle, M. Bernier propose d'accepter comme réfugiés au Canada non pas les familles adressées par les agences des Nations unies, mais plutôt les minorités religieuses persécutées dans les pays à majorité musulmane, par exemple les chrétiens, les yézidis [...] les membres de la communauté Ahmadi.

Par ailleurs, M. Bernier, dans un élan peut-être inspiré par Donald Trump, a, à quelques reprises, pris les journalistes pour cible dans son discours. Les journalistes [...] qui reviennent toujours avec des questions sur le sectarisme peuvent aller se faire voir ailleurs, a-t-il lancé.

Depuis qu'il a publié six gazouillis sur Twitter, en août dernier, dénonçant « le multiculturalisme extrême », M. Bernier dit qu'on l'accuse de racisme, une accusation fausse et ridicule.

Vos commentaires

Veuillez noter que Radio-Canada ne cautionne pas les opinions exprimées. Vos commentaires seront modérés, et publiés s’ils respectent la nétiquette. Bonne discussion !

Politique fédérale

Politique