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Un groupe autochtone prêt à acheter Trans Mountain écoute les communautés touchées

Un pipeline d'Enbridge sous un ciel bleu.

Projet Réconciliation veut à la fois informer et entendre les peuples autochtones concernés par l’expansion du pipeline Trans Mountain.

Photo : Associated Press / Dale G. Young

Radio-Canada

Une coalition autochtone souhaitant mettre la main sur le projet d'expansion du pipeline Trans Mountain lance sa « tournée de l'écoute » (Listening Tour) des communautés autochtones de l'ouest du Canada.

Projet Réconciliation, qui réunit plus de 300 communautés autochtones de l'Ouest, dit que la tournée commencera à la mi-août depuis Kamloops, en Colombie-Britannique. Elle se poursuivra auprès des membres des Premières Nations et des communautés métisses le long du tracé de Trans Mountain, entre Burnaby et Edmonton.

La coalition veut ainsi savoir ce que penseraient ces communautés si l'oléoduc devenait une propriété autochtone.

Le fondateur du groupe, Delbert Wapass, souligne que la tournée sera l'occasion d'informer davantage les populations autochtones sur ce que propose Projet Réconciliation, mais aussi de recueillir leurs commentaires avant de faire une dernière soumission auprès du gouvernement fédéral.

51 % des parts

M. Wapass, l'ancien chef de la Première Nation de Thunderchild, en Saskatchewan, entend soumettre une offre de 6,9 milliards de dollars pour que 51 % des parts de l'oléoduc soient partagées entre les communautés autochtones participantes en Colombie-Britannique, en Alberta et en Saskatchewan.

Selon le groupe, cet investissement atténuerait la pauvreté des Premières Nations. Il serait aussi un tournant décisif pour les peuples autochtones, qui ont toujours vu les autres profiter des ressources naturelles du pays, sans pouvoir eux-mêmes en bénéficier.

C'est une offre qui ne fait toutefois pas l'unanimité : le groupe Western Indigenous Pipeline pense que les communautés situées directement sur le tracé de Trans Mountain, étant les plus à risque en cas de déversement, devraient en être les propriétaires.

Avec les informations de La Presse Canadienne

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