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La Corée du Nord tire un « nouveau type de missiles »

Un missile lancé dans un « exercice de frappe ».

L'un des deux missiles a voyagé sur plus de 690 kilomètres avant de s’abîmer en mer.

Photo : Reuters / KCNA KCNA

Radio-Canada

La Corée du Nord a tiré deux missiles de courte portée jeudi dans la mer du Japon pour protester contre la tenue prochaine d’exercices militaires conjoints entre la Corée du Sud et les États-Unis.

Selon l'état-major interarmées sud-coréen, les projectiles tirés sont des missiles de courte portée. Ils ont été tirés peu après l'aube près de Wonsan, sur la côte orientale nord-coréenne.

L'un des missiles a parcouru 430 kilomètres avant de s'abîmer en mer du Japon tandis que l'autre, qui semblait être un nouveau type de missile, selon l’état-major sud-coréen, a voyagé sur plus de 690 kilomètres avant de s’abîmer en mer.

À Séoul, le porte-parole du ministère sud-coréen de la Défense, Choi Hyun-soo, a appelé son voisin du nord à mettre un terme à ces « opérations » qui exacerbent les tensions militaires inutilement entre les deux pays.

Le ministre japonais de la Défense, Takeshi Iwaya, a pour sa part qualifié ces tirs de missiles d’extrêmement regrettables en soulignant que les missiles ne s'étaient pas abîmés dans la zone économique exclusive du Japon.

Ce nouvel essai de missiles par la Corée du Nord survient à peine un mois après une rencontre impromptue le 29 juin dernier entre le président des États-Unis, Donald Trump et le dictateur nord-coréen Kim Jong-un dans la zone démilitarisée qui séparent les deux Corées.

Le président américain et le dirigeant nord-coréen avaient alors convenu de reprendre les discussions en vue d’une détente et d’une éventuelle normalisation des relations.

Mais le gouvernement nord-coréen, irrité par la tenue d’exercices militaires par la Corée du Sud et les États-Unis en août prochain, a prévenu la semaine dernière que ces manœuvres pourraient compromettre ce rapprochement.

Cet exercice militaire annuel implique près de 30 000 soldats américains qui sont déployés en permanence en Corée du Sud et des dizaines de milliers de soldats sud-coréens. Pyongyang estime pour sa part qu’il s’agit d’une répétition de l’invasion de son territoire.

Washington, de son côté, exige une dénucléarisation totale, définitive et vérifiée de la Corée du Nord comme condition d'un allègement des sanctions qu’il applique sur Pyongyang en raison du développement de ses programmes nucléaires et balistiques.

À Singapour, les deux leaders avaient adopté un texte flou sur la dénucléarisation complète de la péninsule coréenne et convenu de nouer des relations bilatérales d'un genre nouveau.

Mais dans les faits, peu de gestes concrets ont été faits par les parties jusqu’ici.

Avec les informations de Agence France-Presse

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