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Le boom immobilier se poursuit dans le sud-est du Manitoba

Une maison neuve.

Certains habitants de La Broquerie s’inquiètent de voir diluer le caractère français du village.

Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny

Radio-Canada

Entre janvier et juin à La Broquerie dans le sud-est du Manitoba, le nombre de permis pour construire des maisons a augmenté de 14 % par rapport à la même période l'an dernier. Selon des résidents, c’est le coût abordable des terrains et la tranquillité d'une vie de campagne qui attirent les nouveaux habitants.

Au cours des six premiers mois de l'année, 16 nouveaux permis de construire ont été attribués à La Broquerie pour des maisons familiales. C'est deux de plus que pour l'année précédente.

Encore une fois cette année, je crois que l’on pourrait être la communauté qui grandit le plus rapidement dans le sud-est, dit le préfet de la municipalité rurale de La Broquerie, Lewis Weiss, qui est ravi d'accueillir de nouveaux arrivants dans la région.

Il est conscient des défis que cela représente, notamment en ce qui a trait au développement du réseau d'aqueduc et la capacité d'accueil des écoles locales.

M. Weiss souligne que la municipalité espère agrandir son école anglaise pour accueillir des élèves de la 9e à la 12e année. Actuellement, l’école s’arrête à la 8e année. L’école française, elle, accueille de jeunes de la maternelle jusqu’à la 12e année.

Un homme en chemise carreautée devant un panneau de la municipalité de La Broquerie.

Le préfet de la municipalité rurale de La Broquerie, Lewis Weiss.

Photo : Radio-Canada / Chloé Dioré de Périgny

Bon pour les affaires

Les entreprises locales récoltent les bénéfices de l’expansion du village. Claude Moquin, qui travaille au service à la clientèle au Rona de La Broquerie, affirme que la hausse de permis fait mousser les affaires.

Si les emplois se font rares en dehors du domaine agricole, M. Moquin considère que la proximité de La Broquerie avec Steinbach et Winnipeg est un gros atout.

C’est à proximité des emplois, que ce soit ici à La Broquerie, qu’ils travaillent pour Hylife, pour l’école, pour Rona, il y a aussi plusieurs entreprises à Steinbach et puis Winnipeg. On est à 45 minutes du périphérique, dit-il.

Robert Decelles est revenu à La Broquerie pour construire une maison il y a trois ans. Tu peux garder tes portes débarrées, lance-t-il.

À la recherche d'un terrain abordable et d'une vie paisible, il a trouvé son compte dans sa ville d'origine. Pour avoir une famille, c'est de la tranquillité, il n’y a pas gros de trafic, il y a des parcs et une bonne école française, dit-il.

Le français menacé?

L’expansion de La Broquerie ne passe pas forcément par une hausse du nombre de francophones dans le village. Certains s’inquiètent de voir diluer le caractère français du village.

Voilà 10 ans, je connaissais la majorité du monde dans le village, mais il y a tellement eu de changement d’environnement que là, on ne peut pas confortablement se parler en français sans savoir si l’autre comprend ce qu’on dit, s’il est anglophone, Allemand, Philippin, dit Robert Decelles.

Notre communauté française, on est fiers de notre langue, mais en même temps, on nous fait sentir comme si on ne peut pas s'exprimer dans notre langue maternelle, poursuit-il, Ce n’est pas une mauvaise affaire, mais des fois, ma belle petite communauté française me manque.

Devant l'arrivée des nouveaux arrivants, Claude Moquin est plus optimiste. Il est persuadé que la langue française gardera sa vivacité dans la municipalité.

Avec les informations de Chloé Dioré de Périgny

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