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70 baleines noires - 4 baleineaux - répertoriées dans le sud du golfe

Une femelle baleine noire de l'Atlantique Nord, baptisée EgNo 4180, et son baleineau aperçus dans la baie de Cape Cod le 11 avril 2019.

Une femelle baleine noire de l'Atlantique Nord, baptisée EgNo 4180, et son baleineau aperçus dans la baie de Cape Cod le 11 avril 2019.

Photo : Center for Coastal Studies / NOAA, permis de recherche #19315-1

Une équipe de scientifiques vient de conclure une expédition de trois semaines dans le sud du golfe du Saint-Laurent pour évaluer la santé de la population de baleines noires qui s’y trouve. Elle a répertorié 70 individus, dont quatre baleineaux accompagnés de leur mère.

Les chercheurs ont noté sept naissances cette année, au sein de la population des baleines noires. Les quatre baleineaux vus dans le golfe sont en bonne santé, selon Amy Knowlton, scientifique à l’Aquarium de la Nouvelle-Angleterre et l’une des membres de l’expédition. On ne sait pas où se trouvent les trois autres.

Amy Knowlton, scientifique à l'Aquarium de la Nouvelle-Angleterre, en conférence de presse sur le quai de Shippagan.

Amy Knowlton, scientifique à l'Aquarium de la Nouvelle-Angleterre, a pris près de 200 clichés des baleines noires qu'elle va maintenant analyser.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Il ne reste plus que quelque 400 baleines noires dans le monde. Huit d’entre elles ont été trouvées mortes cette année, la grande majorité dans le golfe. Les chercheurs voulaient donc chercher à mieux comprendre cet habitat qui est devenu très important pour les baleines noires et tenter d’évaluer la santé du groupe de baleines qui y migre tous les ans.

Une chercheuse de l’Université du Nouveau-Brunswick à Saint-Jean, Kimberly Davies, a prélevé une centaine d’échantillons de copépodes, le zooplancton dont se nourrissent en abondance les baleines noires. Elle analysera maintenant la concentration des copépodes dans le golfe et l’énergie qu’ils fournissent aux baleines.

Deux chercheuses donnent des entrevues sur le quai de Shippagan.

Les chercheurs ont donné un point de presse sur le quai de Shippagan, dans la Péninsule acadienne, au retour de leur expédition, mercredi matin. À gauche, Kimberly Davies.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Pour sa part, Amy Knowlton a pris près de 200 photos des baleines noires qui seront ajoutées au catalogue constitué par l’Aquarium de la Nouvelle-Angleterre. Déjà, ce catalogue contient les photos de nombreux individus, ce qui a permis d’identifier rapidement les baleines trouvées mortes cette année dans les eaux canadiennes.

Les photos seront également analysées pour déceler sur les baleines des traces de collisions avec des navires ou d’empêtrement dans des équipements de pêche, les deux grandes causes de la mort accidentelle de baleines.

Baleines empêtrées

Les chercheurs étaient d’ailleurs dans le golfe lorsque trois baleines qui traînaient de l’équipement de pêche ont été repérées. Ils ont appuyé les efforts de l’équipe de sauvetage de Campobello, au Nouveau-Brunswick, pour tenter de les dégager. Les efforts ont été partiellement couronnés de succès, mais chacune des trois baleines traîne toujours des filets de pêche. Une bouée satellite a été fixée à l’une des baleines qui a depuis quitté le golfe, de sorte qu’elle pourra être suivie et secourue à un autre moment.

Le bateau des sauveteurs navigue près de la baleine

L'une des baleines noires de l'Atlantique Nord empêtrées dans de l'équipement de pêche secourue dans le golfe du Saint-Laurent.

Photo : NOAA Fisheries/Alison Ogilvie

Les chercheurs étaient à bord du crabier du capitaine Martin Noël, président de l’Association des pêcheurs crabiers acadiens. Cet organisme collabore avec les chercheurs pour tenter de protéger les baleines noires, sachant que toute mortalité causée par des engins de pêche risque d’avoir de grandes répercussions sur les pêcheurs.

Dans le cadre de l’expédition, une demi-douzaine de casiers fantômes, c’est-à-dire des casiers de pêche perdus en mer, ont pu être récupérés avec l’aide d’agents de Pêches et Océans Canada, a précisé M. Noël. Il s’est dit encouragé par le fait qu’il n’a pas vu de lignes de pêche flotter à la surface de l’océan, où elles pourraient présenter un piège mortel pour les baleines.

Martin Noël, président de l’Association des pêcheurs crabiers acadiens, sur le quai de Shippagan.

L'expédition s'est déroulée à bord du bateau du crabier Martin Noël, président de l’Association des pêcheurs crabiers acadiens.

Photo : Radio-Canada / Alix Villeneuve

Le point de non-retour « n'est pas atteint »

Même s’il ne reste plus que 400 baleines noires et que l’espèce est considérée comme étant en voie de disparition, « le point de non-retour n’est pas atteint », selon Amy Knowlton.

Nous avons vu leur nombre descendre à près de 300 au milieu des années 1990, a-t-elle déclaré. Si nous pouvons les protéger face aux activités humaines, je crois que la population peut rebondir et prospérer.

L’idéal, selon elle, serait que la population remonte à quelques milliers d’individus, pour qu’elle redevienne viable.

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