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Trois mois de grève et toujours aucune entente en vue à la fonderie de Belledune

Le conflit de travail a débuté le 24 avril à la fonderie Brunswick de Belledune.

Photo : Radio-Canada / Serge Bouchard

Radio-Canada

Le conflit de travail à la fonderie de Belledune, dans le nord du Nouveau-Brunswick, est loin d’être terminé. Après trois mois de grève des 280 travailleurs syndiqués, les négociations sont toujours au point mort.

Mardi, des représentants syndicaux ont rencontré un médiateur pour tenter de trouver une solution au litige qui dure depuis maintenant douze semaines. La rencontre s’est soldée par un échec. L’impasse persiste.

Oui on avait une rencontre, mais pas mouvement d’aucun côté. Ni la compagnie ni l’union ne bouge.

Bart Dempsey, représentant du Syndicat des métallurgistes unis d'Amérique

La situation décourage les syndiqués. Daniel Guitard, gréviste, ne cache pas son impatience. On n’a rien de concret de la compagnie pour nous faire dire wow, ça vaut la peine [...], ils n’ont rien offert pantoute.

Pancartes en mains, de nombreux grévistes ont tenu un piquet de grève dans les rues de Belledune.

Si les négociations sont au point mort, les grévistes ont tout de même pu se réjouir mardi puisque la Fédération des travailleurs et travailleuses du Nouveau-Brunswick leur a manifesté son soutien.

Devant le piquet de grève, le président de la fédération, Daniel Légère, a réitéré l’importance de telles mobilisations pour éviter que le mouvement ne s'essouffle et que les intérêts des travailleurs ne soient oubliés.

Daniel Légère répond aux questions du journaliste, dans les bureaux de Radio-Canada à Fredericton.

«C'est important qu'on ait une présence», affirme Daniel Légère.

Photo : Radio-Canada

Il a également rappelé les principaux points de litige, soit la santé et la sécurité au travail.

C'est un environnement vraiment dangereux et s’il y a une place où on devrait avoir un représentant pour la santé et la sécurité, c'est bien ici.

Daniel Légère, président de la Fédération des travailleurs et travailleuses du N.-B.

Quitter Belledune pour travailler

L’impasse pèse lourd sur les portefeuilles des travailleurs de Belledune. Si bien que plusieurs d’entre eux ont quitté la région pour aller travailler à l’extérieur de la province.

On n'a pas la liste exacte, mais on connaît plusieurs membres qui sont partis [...]. Je ne veux pas nommer de noms, mais d'après moi, il y en a au moins une dizaine qui sont partis travailler dans l'Ouest, explique Daniel Guitard.

homme avec chandail noir répond aux questions d'un journaliste

Daniel Guitard, travailleur à la fonderie, a participé au piquet de grève.

Photo : Radio-Canada

Il doute d'ailleurs qu’ils reviennent. 

Par courriel, les dirigeants de Glencore, propriétaire de la fonderie, ont répété que tant et aussi longtemps que le syndicat ne fera pas de concessions, les discussions sont vouées à l'échec.

D’après le reportage de François Vigneault.

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Relations de travail